‹ Philosophie moraleChapitre 127 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

La lâcheté est Tabsence du courage. Elle prend sa source dans Ta version naturelle de la douleur et delà destruction; d'où vient la crainte et ses nuances, la peur, la frayeur, la terreur, etc. 11 y a une lâcheté instinctive, qui résulte en grande partie de la constitution et du tempérament, comme dans les animaux faibles, qui fuient le danger au lieu deTaf* fronter. C'est celle des femmes et des enfants. La lâcheté réfléchie ou réduite en système s'appelle/?o/tronnerie, pusillanimité. Elle dégrade Thomme à ses propres yeux comme à ceux de ses semblables , en le rendant incapable de soutenir la vérité^ sa dignité et son droit. La peur obscurcit les sens , remplit rimagination de fantômes, trouble Tesprit, abat la volonté , détraque le corps ou ne lui laisse de force que pour fuir. L'exemple Tinspire et l'augmente ; elle est contagieuse, surtout dans les masses.

Tout être vivant, avons- no us dit plus haut, a naturellement horreur de la souffrance et de la mort; c*est pourquoi il évite instinctivement ce qui menace son existeace, et recherche ce qui lui convient. Mais ici se présente nne différence entre les êtres, en raison de la nature et de l'organisation de chacun ; les uns repoussent le danger, et d'autres le fuient. Celui qui réagit contre Tattaque a du ressort ; c'est un être courageux ; celui qui plie sans réaction ou recule, est un être lâche. La crainte de la douleur le domine, et le sentiment de sa I. 20

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faiblesse le porte à la fuite. La couslitotion et le téttl^ pérament titrent poor beaacoop dans le courage et là lâcheté. Les tempéramepts biUeia etsangrôtdwp«wt à la r^fittanj le mâaiicoUqoe et le phtegmat^pe &- Torisent la pasaWîté et rendent pina propra à la ié^ fenae qu'à Tattagne» Kons somme» tons comngen oê Uehes par nature, selon le sent&ment de BttAsf foim ou 4i notre faiblesse. Cependant cela t^ Teat pas 4m v» k pb jsicpie ait ici une inftœnce absolue efc sans partage. Une &me forte peut se trouTcr dans un corps ftîUe rt agir avec énergie malgré la fail>les8e da sou uipulsiBS» Elle a plus d'obstacles à imncre , puiaquio l-iAsIniiiMKit q^i devait la senrir FentraTe, et qudquefow^ ïofgnm» L'esprit peut toajours dominer la chair ,. mAme qpand il en ressent rinfluenoe» et le courage le plus ferme est celui qui s'exerce en dépit du corps. Alors le ressort est tout moral ; la force de réaction part du fond de l*àme. La timidité naturelle , que quelques persenues ne peavent jamais vaincre entièrement , et qui les paralyse ao moment d*agir, vient du sentiment secret de leur infirmité, de leur impuissance dans le corps, dans l'esprit , ou dans la volonté. Ceux qui ont peur comme les animaux timides, sont subitement troublés, boulevenéi p«r le désordre qui s'opère dans leur organisme, à la vue ou même au moindre {unessentiment du danger, et ils ont beaucoup de peine à résister an mouvement instiactif qui les en éloigne^ TA autre est courageux devant ub danger physique^ sur un champ de bataille, qui ne tient pas dans utt périt moral, par eiemple s'il ftmt se produire es public par la parole. Il j a des hommes qni n'ont jama» pu suruMiter leur^ timidité en cette circonstance. Ibne

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