‹ Philosophie moraleChapitre 13 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. II · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. II

rieur que par raction du moteur intérieur , savoir : le besoin , l'appétit, le plaisir, la douleur, ou quoi que ce soit qui excite le principe vital de Forganisme. Dans rhomme adulte , en puissance de sa raison et de sa volonté , la cause du mouvement physique , ou de Tactivité eitérieure est presque toujours dans l'activité intellectuelle, dans la pensée. L'homme raisonnable agit pour réaliser ce qull pense , et il applique les facultés de son esprit à tout ce qu*il fait, même pour la satisfaction des besoins du corps et pour Tentretien de la vie physique. L'activité de la pensée est toute interne ; c'est un mouvement qui s'opère dans la tête, par le cerveau, et que les sens ne peuvent saisir. Comme tout ce qui est métaphysique, moral, purement intellectuel, il tombe sous l'œil de la conscience; il ne peut être constaté que par le sens iatime. Tl peut y avoir un immense mouvement d'esprit dans un corps immobile, et même le plus souvent ces deux espèces de mouvements sont en raison inverse l'un de l'autre. Qu'est-c^ que le mouvement spirituel ? c'est ce qu'il est impossible de démontrer aux sens ni à l'imagination. Dans la réalité, nous le distinguons parfaitement en nous de ce qui lui est contraire, la passivité de l'esprit, quand nous recevons simplement l'action des objets et de la parole , sans réagir sur les impressions reçues , pour les examiner et les penser. Le mouvement spirituel long-temps prolongé fatigue ; il épuise les organes, surtout l'organe encéphalique, qui en est l'instrument principal. Et cependant, chose singulière et qui montre l'impuissance des observations purement physiques dans ce qui est intellectuel et moral , on n'aperçoit I. 2

IS raiLosoPHic. — MoiiàLC.

gaère de différenoe eotre le cerveau d*im homme de géoie et celai d*im idiot, qaaat à la aiasse*et à la coq&mtiiiation« Un peu plus d^ampleor dans les lobes aaténears, un crâne plus droit et pins dévdoppé à la partie frcmtak» voîlà à peu près les seuls indices anatomiqnes de ces facultés puissantes qni remuent le monde.

Da reste le mouvement intetlectad, d abord concentré , tend à se manifester par des moyens physiqofs y pour se réaliser au dehors et y donner une impulsion; car cest toujours de Tordre ; métaphysique que partent la vie et le mouvement de la sphère matérielle. L activité de lesprit rayonne à traTers]le corps, soit par les mouvements des membres, par YmiioH, soit par certains organes qni sont plus particulièrement les instruments de TespHt, les organes des sens et de la voix. L action , le regard ^ la parole , sont tonjours en raison de Tesprit qui les anime , et de là leur sens « leur puissance , leur ef&^acité. Il peat t avcàr beaucoup de mouvement spirituel daas une paroie très calme en apparence. Ce mouvement passe d'un t'spritdans un autre au mo; en du discours, il se com- :uuniqne suivant la même lot que le mouvemeiit phTsique . la réaction étant égale à laction . et la force ne perdant nen de son intensité dans le passage , quand les esprits sont en rapport direct et concentrique. Tel est leffct dune parole vivant; elle répand d âge en âge la vieqaelie potte, et apns mille ans elle est encore aussi animée qa au moment où elW est sortie de l esprit qui la posée dans le monde. C est qu il y a en elle quelque cfcose d immortel , que le temps a use point ; e est une

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