PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. IV. 3t
«ttle Yérité, qui portait en elle raffranchissemeat du uonde, suffirait pour assurer au Gfaristianisine une gloire mmorteUe et la reconnaissance de tous les peuples.
L*homine ne doit point Tobéissance à l'homme, et cemdant il n*y en a pas un qui , d'une manière on de l'autre , ne soit dans le cas d* obéir à son semblable. JTy a-t>-il point là une cootradiction ? Certes , nous remmaissons la liécessité de la hiérarchie et de la subordi- Dation, et nous sommes convaincus, autant que personne, qoe sans elles une société ne peut se former ni subsister. Nous ne iroulons pourtant point que la volonté humaine s'abaisse devant une volonté humaine , et nous affirmons gœ, quand elle s'y refuse, ce n'est pas seulement orgueil, mais encore sentiment vrai de sa dignité , conscience de ce qn'elte est et doit être. Gomment donc constituer le gXKiToir et Tobéissance dans la société? comme Di^i les a ftablis dans l'univers , par la loi , manifestation de la volonté BUj^me , qui s'impose avec la vie qu'elle transnet et qu'elle soutient. €'est pourquoi chaque être la reçoit avec amour, parce qu'elle est sa nourriture et sa force, en même temps que sa règle et sa barri^e. « Ma Dourritare , dit le Christ , est de faire la volonté de celui qui m*a envoyé (5. Jean , iv, 34). Dieu seul est le supérieur de l'homme. La loi de l'homme est donc l'exprèslion de la volonté divine , appliquée à la création et à la oonaervation du genre humain , et le but de cette voloaté est le plus grand bien des créatures , le bonheur de tonteB, complément ou accomplissement de l'intention eréatrice , qui est l'amour. Ainsi partout où nous devons Qbâr, il y a une loi qui parle , une volonté divine qui se
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révèle , par des hommes chargés de les prodamer dnftj le monde et de veiller à leur exëeotioii. Coat «oqn eoaiL; titue le minisUre tacri à tous les degrés. Khi eMii^^ sant à ces hommes , on obéît donc à Died qa-ils wffiénr lent et dont ils exercent le pooToir. L'homme no rttaiÉl point devant l'homme, mais devant Bieii qui est phé grand qne Ini. Ainsi l'antorité devient Intime et veapséC table, la sonmission sincère et digne. Deux eHsqttt éqlairciront ce point.
n n'y a pas de puissance plus vraie et plos sii^ crée, dans l'ordre de la natore, qœ cdle des puerife^ L'en&nt leur est soumis , puisque la nature Fa m' entre leurs mains avant qu'il puisse se soi&e à lui^HtsMlj il reçoit tout par leurs soins; il doit à leur foroSi I leur expérience , à leur sollicitude, la conservatkm A M développement de sa frêle existence. Mais là n'est psial la raison du devoir sacré de l'obéissance. Le père n'eit pas seulement le bienfaiteur de l'enfant. S'il ea était ainsi, le devoir filial serait une reconnaissance eimiSH une autre , et celui qui le négligerait serait injuste cl non dénaturé. Le titre du père est dans la patennté, c'est-à-dire dans la transmission de la vie ; s'il transmel la vie, il ne la crée pas ; il donne ce qu'il a reçu , il cofli« munique ce qui lui vient de plus haut. Il est donc agent, ministre, canal de Celui qui est la source de la vie, h Vie même , et dont tous les êtres ressortent et d^^dent ; il est son représentant ; et de là l'autorité dmit il est investi , et ce caractère sacré que Dieu imprime lo front des pères pour leurs enfants. Le flk qui obéit à m parents obéit à Dieu même, qui les a préposés au goorer-