PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV
lement de sa personne. Le devoir des parents est de ne si prescrire que ce qui est conforme à la loi de faillie, c est-à-dire au plus grand bien de ceux qui la {imposent. Là est la racine , le titre et la mesure de la inssance paternelle. Quand le caprice et l'arbitraire '7 mêlent , et cela est inévitable dans les relations pureient naturelles , Fautorité s'affa*d)lit et périclite. Aussi ûnt Paul recommande-t-il aux évêques de ne point gouemer Tes fidèles à la manière des pères selon la chair, qui ai vent trop souvent leur volonté propre. Heureux lés nfants qui peuvent voir les représentants de Dieu dans eors parents , les respecter et les aimer à ce titre ! Leur iffection aura une base inébranlable , et rien ne pourra rompre des liens de famille que F esprit divin aura x>nsolidés en les consacrant. Mais s'ils sont livrés à la rolonté purement humaine des parents , et il en est linsi, quand ceux-ci, n'étant pas unis à Dieu, ne lui rapportent pas leur puissance, le cœur des enfants se dégrade pur une soumission que la crainte ou l'intérêt peuvent Mols produire; ou s'ils ne craignent point leurs parents, il les dominent bientôt, et le caprice d'un enfant régit h famille. La hiérarchie divine et naturelle est bouleversée , la loi violée ; il n'y a plus de liberté véritable m de dignité.
n en est de même dans la société politique. L'aatorité tte peut dériver que de la loi , et la loi dérive à son tour d'antenne supérieur; elle est l'expression de la volonté du législateur. Or ce législateur en définitive n'est jamais mi homme; car, dit la parole chrétienne, il n'y a qu un «al Législateur, comme il n'y a qu'un Père, comme il n'y
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a qa ua seul Être bon, ou Source da bien. Diea Teot Un* ce qui est bon et ne fait que ce qui est bien. Le bon oa II bien dans l'association , c'est ce qui œnyient à toui; l'intérêt commun ou le bien public est donc le priBoi|i et la fin de la société, de la loi qui la régit et da pouvoir qui la gouverne. Le pouvoir dans l'État n'est rien pir lui-même et pour lui. Il ne vaut que par une àSégàùm supérieure, par une mission, et il se légitime par h manière dont il l'accomplit. Il est soumis comme le dernier des citoyens à la loi souveraine, le bi^i pnUK,A aux lois particulières qui en dérivent et par ksqudki ce bien doit se réaliser. La loi est pour toos^ tous W doivent respect , soumission. Le pouvoir et ses ageoH n'ont d'autorité que par elle , et , quand on leur (diéit ,
c'est à elle qu'on obéit, c'est-à-dire à Dieu» dont en définitive elle exprime, formule et impose la yolonté poorb bien de la société. L'arbitraire dans le gouvernement eà la ruine de l'État, dont il amène tôt ou tard la dissolutiou ; il lui 6te ce qui en est le lien le pins solide , b vertu de la loi , et comme les hommes ne peuvent s'q« nir d*une manière stable qu en Dieu, selon sa yolonté qd est la justice même, là où la volonté humaine s'ysolwtitue, la répulsion prend la [dace de l'attraction, et la guerre se déclare. Dun autre coté, rinsobordinatioii des gouvernés est aussi fatale aux sociâés que l'arbitraire des gouvernants. Quand Tindividuse préfère à la loi, il n a plus d autre règle que Tinstiiict de sa Tolonté et de SOS forces , et il appelle tyrannie tout ce qui le gène. Or ; ia société ne peut s'établir et subsister que par la restric- (i tion des désirs de chacun dans les liantes de la justice (ni