PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. ÎV. 32S
teni reHpectWement , et poui> s'aceommoder^ elles sont obligéesdese foire des concessions, d'en appeler aune aatorité antre que la force, la justice qui peut seule terminer péremptoirement leurs différends. On apprend surtout à la connaître et à Taimer par le besoin qu*on ea ressent quand on est victime de T injustice. Les meilleures leçons de morale pour Fenfant sont celles qu'il reçoit de ses égaux. Le caractère se montre aussi plus naïvement par l'excitation de la vie commune , et dans la liberté personnelle qu'elle entraine. On remarque déjà dans la foule oenx qui sont appelés à commander et à diriger. Ils se placent naturellement à la tète de leurs condisciples et deviennent chefs sans s'en douter. C'est dans leurs jeux que ces distinctions paraissent surtout, parce qu'ils y 8ont plus livrés à eux-mêmes, et c'est pourquoi il faut se garder de réglementer leurs amusements, afin de laisser au naturel un moyen de se produire. Il y a là pour le maître un double avantage; il apprend à mieux connaître ses élèves, et par le contact et le frottement des volontés, il les use l'une par l'autre, neutralise leurs forces et les ramène à l'arbitrage de son autorité.
Le désir de la puissance est bon dans sa racine , il devient mauvais par une fausse direction et par ses excès. Convenablement excité et bien réglé, il peut devenir très-utile au développement de l'homme. L'être fort a le sentiment de sa force, il veut l'exercer, et il ne le peut sans l'appliquer à un objet où elle passe. Or, rien n'est plus fort que l'homme en ce monde, puisque , créé à l'image de Dieu , il en tient la place ici-bas et a été investi de son autorité pour le gouvernement de la terre. Plus
une &me est énergique, plas elle a le désir de la poissanœ et rinstinct da eommandement; c'est an besoin pour elle; elle est déplacée et mal à Taise, jnsqa'à ce qa*eUe ait saisi la direction de quelque chose. Il y a dans la société beaucoup de sphères d'activité, et cfaaciin peat en trouver une qui lui convieune, dans la yie privée oa dans la vie publique. Les hommes s'échelonnent solvant leur capacité, et il y a pour chacun un degré de pouvoir qui répond à sa force. Il n'y a donc point de mal que l'homme cherche à s^élever, s'il ne veut la puissance à tout prix j au mépris de la justice , et s'il fait loyalement ce qui est nécessaire pour y arriver. C'est un aiguillon qui le pousse à Tactivité, au travail, et mieiix vaut lexcitation de 1 ambition et de Tenvie de parvenir, que Fapathie de Tesprit et la torpeur de la volonté. Mais si le désir du pouvoir s exalte au point d*étre le moteur unique de la i\»udu!te, eu sorte que le cœur, consumé par la soif de la graudeur, u estime plus que ce qui ïr mène, il devient }>assiou. c" est-à-dire ambition ^ et tourne eu >ice. Aloi's , comme daus toute passion, lobjet dosirt* domine Li >oloute [var une idée fixe, et produit une esjKxv de tolie. Il piano sans cesse devant elle, i\Mnme un ideaK où elle «:>>jnie irvm^er son bonheur et sou terme; c tst le ivuire de >a ^lo, autour duquel elle trraxitc; cest s<>a Dieu, eu uu mot. ou ce qu'elle aime par>-iies6us tvHit, l. ambr.iou «st uac de ces passions insati^Mt^s qui ne discu: juv.a.s : c t*; .x><!ci- Le moi s ideutitie a\cv le jkhixot, c; ;» [<iiî uiOiîur à un tel point de\.»lt4tiou c: da^aKÎcUKat. qùà s'apoibéose luiui^a\c et Ne |H\^x>se wi i ^a. rÀ;»oa à^ m^ ^^uibLibles. C est