PARTIE PâYÊlMnLOGfQOK. — €HAP. IV
âotrt de FopiMon des bDftitiiea, tarriaUe eomme leût^ intérêt», leurs diâposittoim ^ leUrsi p«sO)ions^ ne peut demMx à rame wê yfêà Mfiteiâtettietft. tAi vrsié gforref est celte (pte I>ka eoiitmuxîque k rhommé en' Fiiivé»^ tissant de sa lamiëre; Geax qui r«çoÎTe»l, ebse^rvc^ et «nnonoent sa parole> briHei^ont un jour comme db^ étoile» an oie), et rîefii ne pourra les dépouiller de r«aféofe oâesie dont la Père diôs lumières éottromie les fts^e^pureft.
L'aanour de la gloire devient passion qiiasïd ïhèmtàe est tellement épris de Topinion puMique, teiteûKtat désî^ reax de &ire parler de soi) fa1i j pleeùe m perieeCbn, som bmitiBuv, et que ses efforts, son actl^é^ tout àotr être tendait exclusivement à cette fin. tl est «mMreux d'ttof ffflitôme, q^'ii poiirsuil avee ardenr dans le vide ; cai^, leh plupart du temps^ lagioire n'e]i^is4e que dans Fimagitia^ tion de celtâ qoi Taime. Comme toute passiom, TaMiMn^ de la ^otre aveugle.eelsi qu'elle enebante ; il se croit un être à party et k forée d'exaltatiOA'il se ^end insuppor^ taide et vidicale^ Le glorieux , plein de lui-même , vôu^ drait anas que XkmA le montte en^ fàt rempli ;: il parte sans cesse de lui, se met en scène à tout propos, se dtape* devant lesautres^ et réclame les regards, Tadmiratlon et rhmiunage de tous. Bans son enivrement de lui-même, il prétend même à f apothéose; quand il a dépsissé Umtesksgrandeui» de la terre, il aspire à celies^du ciet' et Teut passer dw trône sur FauteU Les empereurs rt^" mmis se déifiaient sans pudeur. €ettè passion peut aller jusqu'à Vabsurdité : il y a des gens qai désirent îàii*ê parler deux à tout prix, fùt-ee en mauvaise part, potn" I. 22
338 PHILOSOPHIE MOâÀtE.
des crimes ou des inepties. Erostrate brûla le temple d*Ephèse afin de transmettre son nom à la postérité. Dans les siècles blasés par la civilisation, combien d'hommes, cherchant à se distinguer par des singularités, mettent leur gloire à être bizarres, uniquement pour ne pas ressembler à tout le monde, et avoir le mârite de Toriginalité. C'est ce que les Anglais appellent eaxentri' du, et il y a chez eux beaucoup de célébrités de cette espèce. Cest le monstrueux dans Famour de la gloire. Ces abus de la civilisation la rapprochent de la barbarie, comme la vieillesse ramène à Tenfance.
Quand Famour de la gloire s'attache à de petites choses, à des avantages extérieurs, il prend le nom de f>aniU. La vanité est donc plutôt le désir de la gloriole que de la gloire. L'orgueilleux est tellement plein de lui-même qo*il se réjouit moins de la bonne opinion des autres que de la sienne. Sans doute il n aime pas les marques de mépris, ni la contestation ou la dénégation de sa supériorité. Mais il est tellement sûr de lui, il se repose avec tant de confiance dans le sentiment de ce qu'il est et de ce qu'il vaut, qu'il ne croit pas avoir besoin du témoignage d' autrui; il se met au-dessus de l'opinion , dans la pensée qu'elle ne peut pas même l'atteindre. L'homme vain n'est pas si confiant en lui, il n'est pas si assuré de son mérite; il veut paraître au-dehors ce qu'il s'imagine devoir être, et, pourvu qu'il en ait le semblant , il sMoquiète peu de l'être en réalité. Tous ses efforts tendent à conquérir l'opinion d'autrai, et pour cela tous les mojens lui sont bons. Il veut à tout prix éblouir ceux qui Tentourent , s'attirer leur admiration , s'eiitourer d'une atmosphère d* encens et de flatterie.