‹ Philosophie moraleChapitre 140 sur 224 · PARTIE «lYCaOLOGIQUi:^ -*- -CHAP. IV. Mi · texte numérisé non relu

PARTIE «lYCaOLOGIQUi:^ -*- -CHAP. IV. Mi

eomflit de i^andes «boses^ qu'ils n'eiéoiifcâraient jamais par ofi motif plus élevé.

Eifiii Dous a'aîmbas j^ plus à tomber daus l'opimoii d*Mtrai*qnë dans la viàlxe^ «t Mus tenons beauecmpè rtioi^eur fet «ox avantages du f^remief ratag. La ^glmre «st cartainienMlit le fias ^-ttguilloii de l'éniulatiofr. ^pposez que le <6i>iiooiàrs se passe en silenoe , sms •léflMMiis ^, et qw la renotninée ne iuftblie ^as te triomphe:, -on « bmi tfKWds de ^ooefor à la feaUe^ le prix du eomlMt «e ^pamii pas vidoir les efforts qu'il eoàte. L'amour de la gloixe est tell^nent eftsratiel à l'âuulatioa ^ qu'on «e peut l'exciter vivement, même chez les enfants, qu'en etotou**rant le prilic disputé de l'éclat d'une «eoutoone. il en résulte de graves înconvénieM», comme iiads le verrons toul>-à-^'hetffe, mais dans œ toonde nous n'atoM i|ue le lAoix des inconvénients^ et le phts igitand hieu est soii« Tent le moindre mal.

iSans rémUdatiou , il «serait difficile de conduire les hommes en maiise ^ et de les faire avance avec i&rdre vers «mMt ooftimtln. Un prix leur est proposé^ ils boubeut pour l'atteindre, et en cherchant à se dépasser ils dévlB^léppent leurs forces et s'approi^ieut du term^. On he Iwlit guère se passer de ce moyen dans l'étuoalîèa filiMiqme, et surtout pour l'instruction. GoBlmedt vaincre la \6* gèreté dé l'enfance^ en proie à toutes lek disti^tîonk; comment attacher ces esprits mobiles à des ébùBes abs^ traites , qui ne les intéressent point i puisqu'ils ne peu» vent les comprendre tu commeiiçant et qu'ils ne sont pas encore tfl^^aldes d'm apprécier l'utilité ? Il faut o&Hll*d de nel tes bords du vase , ^our qu'Us ta absorbent

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r amertume salutaire ; il faut associer à ce travail si in* grat pour l'enfant quelque chose qui flatte ses sens , son imiagination ou son cœur, afin que le désir d'obtenir ce qa*il aime le porte à faire ce qui lui est utile. On commence avec des bonbons , on continue ayec les distinc* lions de la gloire; c'est un avancement. Par les récompenses qui leur sont offertes , on obtient d'eux de grands efforts, pour vaincre les difficultés et les dégoûts des études grammaticales, et en vérité il ne faut rien moins que ces motifs pour leur en donner le courage. Ainsi se forment peu à peu la pensée et Fhabitude de l'application et de la réflexion. . ../•..

Quant à l'éducation , au développement de l' homme morale l'émulation peut aussi y servir, mais à un moindre degré, et elle n'en doit jamais devenir le ressort principal. Il est certainement utile d'engager T enfant à se distinguer de ses condisciples par l'ordre , la régularité , la bonne conduite. On peut l'exciter à accomplir ses devoirs, même par le désir de la louange, et pour la gloire qui lui en reviendra; mais ce doit être un motif subordonné, applicable surtout quand le principal manque, ou que l'individu n'est pas susceptible d'être mieux gouverné; car en définitive, l'émulation a le moi pour principe et pour fin; elle cherche l'intérêt propre dans la gloire; elle se résout dans l'égoïsme , tandis que la perfection de la moralité est dans la charité. Celui qui né fait le bien que pour être loué des hommes , a reçu sa récompense.

Dans la société l'émulation produit de grandes choses. Elle l'anime, la pousse au progrès, et quelquefois au désordre. Là où elle manque, l'état social devient immo-

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