PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV
irivre en unioa avec eux, union qui 6st le but de fédacation prcrvidentidle du genre humaio. Partis de Fnmté, tous tes hommes doivent reyenir à Tunité; mai» à ttoe unité hmiineuse!, complétaient manifestée, où la. magmSceooe de Fensembie et du gence n'empêchera: pas b distinetio» des personnes et le maintien des indivis ^alités i imité par Tintelligence et Famour, opposée 4 feinté sans* œn^dence et sans liberté d*où. le genre humain^esl sortie Le christianisme seul a compris le principe , te terme et la loi de ce grandi mouvement ^ seul il ai su ee qu'iBSl Thomme et ce qui est dans T homme; iLa« connii rhumamté dans son origine et dans sa destinatioa;. c'esl poarquoî il pouvait seul donner la vraie morale, e'iesl-à-dire la marche du principe à la fin ,. la loi du progrès véritable. Tous les hommes 9ont sortis d'Adam où. ife. étaient en puissance, pour se réunir en Jésus-Christ oà^ its doivent subsister personnellement, et tous. les degrésde la moralité , ou du perfectionnement de Thumanité, sont marqués par le passage gradué de Tégoïsme da vieil> homme ou de Thomme charnel à la charité de Thomme nouveau, ou de l'homme spirituel. Sint unum^ cest.le' dernier vœu de Jésus-Christ, c'est le but du christianisme : un par Tftme, au moyen de l'amour et de la charité; un dans Imtelligence, par la foi et par l'espérance ;. un par le corps , extérieurement , sensiblement , par la société visible , universelle, à laquelle tous les hommes sont appelés, et qu'on nomme rÉglise. L'esprit chrétien est essentiellement unissant; ilnefiiit acception de personne; il' convoque tous les hommes,, grecs et baivbares, libres et esclaves, ignonants et savants, pauvres.
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et riches , noirs et blancs ; il les convie tous au ménie banquet, au banquet du père de fanûlie, qui les aise tous et qui veut qu'ils s'aiment les uns les autres dans son amour. L'esprit chrétien est éminemment catholique: il a horreur du schisme, des divisions, des séparatimiii il voit le progrès dans Fextension de ruaioii , et toatœ qui tend à désunir lui parait un mal. L'Évangile a élevé la sympathie et l'amour des autres à leur plus haute puissance, en les faisant sortir des limites de la famille et de la nation pour les étendre à l'humanité entière, ce qoi donne à l'amour toute sa portée, et rapproche le cœur de l'homme du cœur de Dieu. Aussi rien de plus antichrétien que la pi:étention de particulariser^ de nationaliser la religion , en voulant la subordonner aux intérêts et aux déUmitations de la politique humaine. Nous sommes Français, Anglais, Allemands par le sang et par les accidents de l'espace et du temps. Nous sommes chrétiens par l'àme, par ce qu'il y a d'universel et d'impérissable en nous , par ce qui subsistera quand le sang et la chair auront passé, quand l'espace et le temps se seront évanouis. 11 n'y a qu'une Église, parce qu'il n'y a qu'tn Dieu, un Sauveur, une foi, un baptême, et cette Église est immortelle comme celui qui l'a fondée et dont elle est le corps indissoluble.
La sympathie est une certaine correspondance des êtres vivants, par laquelle, en raison de leur nature et de leur constitution, les impressions