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PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

reçues par l'un retentissent dans les autres, les mettant tous dans une disposition harmonique. Il y a de la sympathie partout où il y a de la sensibilité et de la vie; et comme l'action exercée sur kl sensibilité détermine la réaction de Tétre sentant, la sympathie produit la synergie^ c'est-à-dire que les êtres qui sentent en commun sont portés à agir en commun et conspirent naturellement vers la même fin.

Les parties d*nn tout , les membres d*un organisme , les espèces d'un genre, les individus d'une espèce sont natarellement en sympathie plus on moins prochaine , et comme l'univers est la manifestation de Dieu par le fini et que tous les êtres dépendent d' un seul créateur, dans la création, telle que Dieu l'a faite, et avant qu'elle n'eût été troublée par la révolte, il y avait une sympathie générale entre les existences, par laquelle elles sentaient, vivaient et agissaient en commun sous la loi providentielle, et concouraient à reproduire par l'ordre et l'harmonie dans le monde l'ineffable unité de la Trinité divine. Cette sympathie générale se spécialise en raison des rapports des êtres et de leur place respective dans l'ensemble. Il est très-probable que, dans tous les règnes de la nature, les faits d'attraction et de répulsion sont produits par les sympathies et les antipathies, depuis les affinités et les répulsions chimiques ^ jusqu'aux affections et aux aversions morales. Du reste il est à remarquer que la sympathie ne ressort pas toujours de la similitude de nature, de

yyl PHILOSOPHIE MOBALK.

propriétés, ou d organisation ; elle provient MSTeai d« la cootrariété, oo de Topposition; ainsi Takali attire l'acide, lacide recherche Falcali^ f éleclro-po6ttî£Tellt^éle^ tro-négatif ; le passif réclame l'actif; l'actif aime k pa»^ sif ; et beaucoop d'autres faits de ce génie , où las contraires se recherchent pour s'unir, et reconstitaer un tout en se neutralisant. La sympathie est alors l'instinct delà nature yiolentée, troublée dans ses éléments y et aspirant à se réintégrer par l'absorption de ce qui lui manque f dk est l'expression d'un besoin, c'est-à-dire d'un Tide qui tend à se combler. Ce qui donne un indice de plus de cette perturbation primitiTC, qui a dérangé l'œuvre da créateur, où tout était bon ; en sorte que, la proportios entre les éléments et les forces arysmt été rompue, ee qoi était un et harmonique s'est divisé, et l'aotagonisHne da monde actuel a succédé à l'accord do monde primitif» Cet accord ne peut donc être rétabli que p^r la neutralisation des oppositions, par la fusion des contraires; cest pourquoi il y a des sympathies par contraste, comme des sympathies par similitude.

Les unes et les autres ne sont nulle part plus remarquables que dans le règne animal et dans l'homme. Toutes les parties doubles du corps et de chaque organe ont des sympathies similaires, les yeux, les oreilles, les mamelles, les reins , les bras, les jambes , le côté droit et le côté gauche, etc. Mais il y a dans Torganisme des sympathies par opposition, en vertu de la polarité organique, et ce sont les sympathies fondamentales pw lesquelles se constitue ce que Bordeu appelait le trépied de >u vie, savoir la cori^pondance du cœur, du cerveau et

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