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PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

deTestomac, ou en considérant les régions, celles de la poi^ trine, de la tête et de Tabdomen. Les sympathies de ranimai avec le végétal décident de la nourriture de chaque animal. 11 recherche telle substance, soit parce qu'elle est analogue à la sienne, soit parce qu'elle contient un élément qu'il a en moins et dont une certaine proportion lui est nécessaire. La vertu des remèdes spécifiques dé* pend des sympathies par similitude et par contraste ; c'est pourquoi on peut guérir par les semblables ou par les contraires ; homœopatbiquement , ou antipathiquemeut , similia similibus, contraria conirariis curantur.

Dans l'homme, la sympathie la plus intime et la plus yive existe entre les deux natures dont la synthèse constitue sa personne. Il y a une correspondance parfaite entre ces deux natures , contreposées et unies Y une à l'autre, se mêlant perpétuellement dans l'esprit commun qui procède de leur union, et ne se confondant jamais. Les mouvements de chacune se reflètent dans l'autre , et de là les rapports du physique et du moral. Ce qui se passe dans l'âme retentit dans le corps, et vice versa, et comme le corps est l'enveloppe de l'âme et son moyen nécessaire d'expression et d'action, il est impossible qu'il n'y ait pas une analogie naturelle entre les facultés et leurs opérations d'un côté, et les organes et les fonctions de l'autre.

La synergie est une conséquence de la sympathie. L'action part du désir, et le désir sort du sentiment ou de la modification éprouvée sous l'impression d'un objet. La motion est donnée par l'objet qui nous affecte et dont l'action provoque la nôtre ; et quand nous y cédons^ I, 23

Dous réagissons en raison de Timpolsion reçue et de notre force propre qui s*y ajoute. Si donc plusieurs êtres sont affectés par la même action et la sentent en commun, ili tendront à s'unir dans la réaction ; ce qui les ramène à r unité par une action commune , comme ils sont d^à harmonisés par un sentiment commun. Partout la sjnefgie ou Faction commune fait la force , au pbysiqae et au moral, dans les organismes naturels et dans les oeuvres de la pensée humaine, dans les sociétés, leë associations, les compagnies, les machines, et dans toutes les productions de Tart. Quand la synergie est troublée, U y a maladie : le désordre se met dans Tensemble par Tintroduction de quelque chose d'hétérc^ène; les sympathies sont dérangées; ce qui était en harmonie entjre en opposition , et au lieu de Taccord et de la tendance des fonctions vers une même fin, il y a discorde, division et lutte; ce qui amène la dissolution. Le traitement de la maladie, physique ou morale, a pour but de rétablir la synergie ou le concert des organes et des fonctions. C*est à ce titre que Jésus-Christ se disait médecin ; car il est venu sur la terre pour guérir la grande maladie de l'humanité séparée de Dieu , et divisée en elle-même. Il est venu pour réconcilier les hommes avec Dieu , en rétabUssant la sympathie des hommes avec leur principe et entre eux ; il est venu pour les réunir dans un concours de volonté et d'action, après les avoir unis dans une même foi, une même espérance, un même amour. De là le conmiandement nouveau de TEvaugile, qui contient tous les autres et qui est vraiment le i^mède universel de nos maux, aimez-^vous les WHs U$ autres comme je vous ai aimés.

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