‹ Philosophie moraleChapitre 152 sur 224 · PARTIE FSICHOMGJQUE. — CHAP. IV. 373t · texte numérisé non relu

PARTIE FSICHOMGJQUE. — CHAP. IV. 373t

lai spontanéité de ses mouYem^uU. Il y a dope toujours, au. fond de ces sympathies un d^ré de oonnaissance; car. OQ ne peut aimer ce qu'on ne connaît aucunement. Ainsi L'objet que nous voyons pour la première fois produit sur nous une certaine impcessipn^ Si cette impression est agréable , l'objet nous attire y et de là un entrainement T.ers lui; si elle nous est contraire, Tobjet nous repousse et nous le repoussoirs ; il y a répugnance. Dans l'un et X'autre cas l'esprit appréhende et pour ainsi dire déguste l'objet par la sensation, parle sentiment;;, c'est sa pre* mière manière de le connaître. Si la personne n est point présente, elle agit sur nous par ce qui nous est dit; T imagination se la figure en conséquence, et cette représentation détermine le penchant ou l'aversion. Ainsi il y a toujours un contact entre les êtres sympathiques ; seulement il est immédiat ou médiat, senti ou réfléchi, sou-» dain. ou préparé ; mais dans tous les cas il faut un com-^ mencement de connaissance pour déterminer la réactipn de l'être volontaire et son mouvement . libre.

Les trois éléments de toute sympathie se retrouvent ici. On a du plaisir à voir la personne qui en est l'objet : sa présence réjouit et ouvre le cœur; on est à Taise auprès d'elle , et c'est quelque diose de très-doux que cette espèce de communication instinctive entre les âmes, même sans parole et sans rapport particulier. On se sent à l' unisson ou au moins en harmonie. Ce sentiment agréable porte à s'unir à celui qui le produit , et de cette tendance générale peut naître telle affection particulière , suivant la position et les relations des deux termes ; dans tous 1^ cas, il y a une dispçsitjon spontanée à voujoir q|

374 PHILOSOPHIE MORAU

à fiiire du bieo à la personne , et œla uns égard à a» mérites, œ qui nous rend parfois injustes envers d*antres 4pA ont ptns de titres à notre hienveillanee. C'est la raison dn fawritisBÊeàe tons les tempset à tons les degréB.11 ya qpielque chose d aTeutureox dans les afiiections eonm^ dans les goûts. C*est uneafbirede sentiment, d*eipénenee intime, où la raismi et ses discoasions ne décident rien. On ponnrait dire qo*il t entre beaneoiip de liasard, si le hasard était qnelqne chose ; ee qni an reste signifiersit qne, poor amener Teflct sjmpathiqae entre den âmes, plosienrs eaoses et dÎTerses dreonstanees se réaniasnt, dont il noos ert impossible d'apprécier endsment Tinlnenee et la com|dication.

Cependant ces sympathies, tooles Tignes et ohocnres qn^riles sont . dérident souTcnt de la conduite des hommes et de leur destinée ; on pent mâne dire qu'elles contiennent en virtualité le sort de cbicnn : car. sauf dans les affertiofts nataielles qui reisçortent des liens du sang, elles Amènent nw relitioQs et nos ailiinces. Or, lliomme ne vint que par ses relatîo(K> ^ i! ne peut viTre ni se dé- ^nrh>prer seul . et ei^qui xdtsurloi est au moins pour la mottie ifaos ee qn it est : IHs^wm tut tm kamies , et je te ^(^ fw m «r. v^ae dTettâTKrenents indsoluhles déter* miws pur une 5Tiapa:k)e. par me première împresâon ! la phtpart de noi» afl^Ktiee» mièseet isnà . la réflexion et Ife «AelitwnuiMi dev^fk^poent eœ«te et onfirment ce q^ eisttt et» pw$!»HM^ dtK- 9S prrm!^ 4«» tVMrdn^ mMkirtnel le n^HLwiMnt et la démons- ^<ni*wi ^^K^fneat ipevs ewt? of qrz: a e^ tb soudaineiMit iK eii iiM^ var an renri ir t esfTct DuBscescas.

PARTIS PSirCHOLOOlQUft. — CHAP. IV. S7&

1 homine , par l'iote «impie it son amoar ou de sdil ititelBgeace^ se rapproche des esptiu célestes , qtti toiéùt le yrai et aimœt le Jrien instantanétiietit ^ sans èftdir bë^ soin de penser ni 4e: diseourii" poàt* les tecotritsâtrë. (juand les sympathies sont pures, elles sont deé indîèés^ sûrs et rapides de ce qa'il fant rechereb^r ou fiiir. La coti^^ naissance de première vue et par sentiment est en généitf ))onM, quand il n'y a ni prévention, ni pèissioli : Mafs qiti peut se flatter d'en être exempt? Le discernement prompt des personnes et des choses est un don naturel que l'eEerdce perfectionne. La réflexion gftte souvent la première impression et en altère l'image pure et l'instinct naïf. Quand on se met à raisonner , on voit le pbur et lecontre , et le propre de la raison étant de considérer diéique chose dans tous ses rapports et sous toutes ses faces, elle ne sait souvent à quoi s'arrêter ; la multiplicité de ses points de vue et de ses considérations la jette dans l'indécision. Lorsque nous agissons avec résolution , c'est pre^ae toujours par l'inspiration sptmtanée d'Un sentiment. Cependant cela ne veut pas dite qu'il faille snivl*e en a^ugle toutes les sympathies : il y en a de faetic<$s, et même parmi celles qui sont naturelles ^ totHes n^ sont pas bonnes; le corps y a atisM sa part, 6%^ par té OatpRy les facultés ttiférieures «t surtout l'iaiagiiialiM , dont reKaUation laussetrop souvent nos Impressions ei nos éedtiments. C'est elle qui produit ces «ytnptttbieâ artificielles, qui montent deux p^^rëonties àl'unilÉMtt par des tid)itudes d*es|]irit semblables, ptft utie mi^ fonhiM momentanée de goûts , d«e à une inûmm^ passagîflre, mais sans racine dans la tiàtlri^de dbacaÉ^-

en sorte quelle provoque un rapprochement foreé, très-intime tout d'abord et qui ne peut durer. Il est donc prudent de mettre uiœ certaine réserve à suivre les sympathies. Cette prudence est le plus nécessaire an début de la vie , quand le jeune homme entre dans le monde et va contracter les premières liaisons sérieuses qui décideront de son avenir. 11 est heureux pour loi en ce moment critique de n'être point abahdoni^ entièrement à ses instincts , à ses incKnations , à ses goùts« mais d'avoir une direction , ou au moins un sage conseil , qui le conduise, réclaireetie soutienne dans les relations diverses où il va s'engager. A cet âge, la société habituelle a une immense influence , et la plupart des hommes deviennent bons ou mauvais ) en raison de leur entourage.

Linstincl agit vivement dans la sympathie sexuelle, d^abord d'une manière générale, chaque sexe demandant à 1 autre ce qui lui manque pour se compléter; puis particulièrement, par la tendance au moyen naturel de la propagation de respèce* Chez Thomme cependant Tamour n'est jamais un entraînement purement animal. L'esprit Y a une part quelconque par le discernement de la beauté ou de certaines convenances ; la liberté y a la sienne par le choix et la préférence. L'amour «itre les sexe* est d autant plus profond et plus durahk^ que la nature morale s y mêle davantage. Il

Page 1