PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV^ 37U
S(ioD domine, et T homme cherche dans la femme xm^ centre où il paisse s'attacher et une forme qni le stabilise* De là l'attrait mutuel du sexe , attrtiit qni s'exerce de deux tnanières, l'une générale, dans les relations sociales des seles , l'autre spéciale , par le rapport particulier dé la sexualité.
En raison même du sexe et pat les différences (|uil en* traîne , il y a plus de sympathie entre les hommes et les femmes , il y a toujours une certaine complaisance d'un sexe ik)ur Tautre; ils se traitent réciproquement avec plus tl'^ards : ils craignent moins ce qui leur est opposé xjue ce qui leur ressemble. La femme a plus d'empire sur l'homttie, et l'homme sur la femme. Cet accommodement facile des deux àetes Tient de leur constitution et des qualité» diverses que chacun apporte dans la rela« tion commune. Ils se soutiennent au lieu de se contrarier, chacun ayant le libre usage de ce qui domine en lui , et en même temps la jouissance ou l'exploitation de ce qui domine dans l'autre. Là où les sexes n'ont point de rapport dans la Tîe publique , il n'y a point de société dans le sens propre de ce mot et comme les modernes l'entendent. Chez les Grecs et les Romains , où les femmes ne sortaient point de l'intérieur dé la famille , il n'y avait point de commerce social autre que celui des affaires , des études et de la politique; chez les peuples orientaux , oft les femmes enfermées ou voilées n'ont de communication qu'avec leurs époux ou leurs maîtres , la société est impossible et la civilisation n'avance pas. Parmi les chrétiens eux-mêmes , là où les deux &exes ont peu de commutiication ^ les honfimes et les femmes restant chacun de
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et da esur » t mêle. Ctset CBrtiinrfiit un trioBiplie de rhomme esprit cor rboaneaninnl ; mah anfondc'fft tniijniim 11 infnrr tmiirrr Ir linir dr In ponif rniim. m di la jouifMnee de son senhlaUe : dôir plus dmd daw rhoainie , qui reftseaft plot TÎTeaent Fodeiir de li e» cupit$eeoce ; plus profond dans la fonae, amna sfiartlf que rhomme , et qui recherche surtoot la poawioii de la volonté.
Quand T amour sexuel devient paasioo, il peut aUer juflqua la fureur, et il est alors une espèce da folie. L'homme , et par ce mot noua entimdiHia les dcax ACxeH, n'est plus maître de lui ni de ses facultés ; il €it dominé par lidée fixe de lobjet désiré , et tont ce qn ne H ^ riipporte poiut lui est indifférent on désagréable; il n'a de vie que par ce rapport qu il cherdie à nodn loujourH phiH intime, et l union avec ce qa*fl aime ot pour lui ridénl du bonheur. C'est une véritable idolâ' Irir ((iii W dt^^rudo, puisquelle le prive de sa liberté ^ v\ W iTiid l'oschive de son semblable. Quelquefois il 71 L daiiM (M tto ims^ion une espèce d'ensorcellement oa de L oharnio joto sur le cœur, qui l'attache à la personne ainioo ; W plivsique v est pour beaucoup, et l'on peut croire jg| i|iM' dans 1rs <lésirs les plus effrénés de ce genre, ilja ^, tMininio dans <|uohiuos maladies une certaine émanation (| do l'olijot, qui, simplantaut dans l'organisme , dans le ^ siin^ vi jus(|uo dans le cœur du sujet, y produit par son ^ IVrmenl une sorte de fièvre ardente. On ne peut expli- ^ qnor aulromont cos passions délirantes qui ne se justifient ^ pas nu^nie par dos avantaf^es extérieurs, et qui, loin de ^ ^ nsrr par la jouissiuicc, s'y retrempent au contraire. ^^
l>ARtIË FSYCHQLOGIQtJÊ. -n-. ÇHAP. lY. 38^
L'^HJtiguité fit Iç ipp^çn-l^gci qroj^ieqt aux maléfioes
raiiHimii^ ^% mu pbUtres.
Ua $îga0 p»\9in que l'égoïnme f^ ik\i fond de Tamour «evttel , o'est que U juteusie eu dériv/e uéceesairemoait et cpi'on ne peut aimer de cette manière sans réclamer la I^Ql^imee exduslve. de Tobjet. Le propre des affections ^otstîques est de ue poiat souffrir de partage. Au contraire les affections sympathiques aiment à se répande comme la lumière , comme la cbaleur, comme tout ce. qip est bon : la cbarité ne vaut tout son prix qu* en ç'imiversalisfmt , et le véritable amour s'augmente en se oomiDuniquanL Uégoïsme est la loi de la nature pby-* àqw I où rattrtction domine. Plus on aime sensuelle^ Qifinti et plus on aime pour soi; car l'appétit sensuel ^ «msommapt son objet, a peur d*en être privé si un autre ; p^icipe^ La plus grande partie dq plaisir de Tappétit animal est dfins le privil^e de la possession, dans Texfdiufiîon d^ concurrents, et c'est encore un trait de Famom grossier, de vouloir jouir seul et d'exciter l'envie des autres.
Jjà coquetterie est une autre conséquence de l' instinct seaoïel ; elle est propre à la femme, et ressoil de son caractère spécifique çt de sa position. G^est une dissimulation pur laquelle la femme, ou cache un amour qu'elle ressent , en laissant voir assez pour attirer, ou exprime vagnenient un amour non éprouvé pour se faire aimer sans aimer elte-mème. La première espèce de coquetterie est )lat^relle , elle provient du combat de la pudeur contre l'îpatinct du sexe et l'entriiliiemeut du cœur. Il y a dans ise cas une double volonté : l'une excitée par les sens et
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qui porte leeœor ten Tol^; Faiitre, celle de rame qui a honte de ce que la première eède eo ae déinttafiL Otte coquetterie natorelle est tellement inhéreate ta seie qa'on en troate la trace dans les ammaux. La coquetterie réfléchie ent an sentiment parement ^oistiqoe : c'est IV moar propre ou la vanité de la femme ex|doitant au profit de sa gloire Tattrait du sexe, pour s'entourer d'admirateurs et de courtisans.
L'amour des sexes est légitime quand il est r^é parh loi divine et humaine , conformément à sa fin naturdk, la constitution de la famille et la propagation de fespèce. ('onsacré par la religion et sanctionné par FÉtat , il devient un lien moral et indissoluble. La loi du mariage Mèw jusqu'à la dignité du devoir , et l'âément moral qoi s y mêle en tempère la grossièreté. Les époux s'onissant pour la vie doivent s aimer aussi par Fâme; et les qualités di (HiHtr ot do l'esprit, qui ne passent point avec Tége, sont do plus sûrs garants de leur affection réciproque quo liK avaiUasTos extérieurs. Les mariages les [rfos tiili^U\!5 sont oniiuairement les plu^ féconds. Le chris* tiani^Muo a rele vo to mariasre en en faisant un sacrement; d la mis s^^us la sauvegarde de Dieu, et il le consacre par Mm" )HnHHiîctH>ii spt^eiAlo, attinwpar la prière du prêtre ^rtî^Ylhnt k^ cii>ntrat \olontaire de» époux. Lui seul Ta <hvUr^ iiHti:^^UiMe . c» tant qu'établi par Dieu même, et o>^ uiK^ A>s tM!«s io plus solides de la société. 11 a !t^nolilie k ttvan^çc . |\anc^ qu avant n3iabilîté la femme A^u^ 5KHI r*i%j: d ^inr iihiv e$ inteUicent . d lui a renda ^^^l* K^ dn^its ^ic U fwsiwaBaîite laorale, cooipatiiiks *^w !«iSA ^\^^ sa ïv*s>tK«a U «naiDf dès-loi^ n a ptoi