‹ Philosophie moraleChapitre 161 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. IV

anges dans le ciel, comme les anges, ministres de la to-^ k>nté, de la lumière et de la parole du Très-Haut ! Le prêtre doit vivre ici-bas comme Jésus-Christ y a vécu, plein de Tesprit de Dieu , et vide de l'esprit du monde. Enfin l'amitié est un des biens les plus excellents dont l'homme puisse jouir sur cette terre. Elle a son prix dans toutes les situations de la vie. Elle augmente le bonheur ; elle diminue le malheur; elle fortifie la faiblesse; elle excite le courage; elle rend l'espérance; elle élargit le cceur ; elle épure et agrandit les affections ; elle apprend à aimer de cet amour sublime qui s'universalise dans la charité et se consomme en Dieu.

La reconnaissance est Taffection particulière que nous ressentons pour celui qui nous a fait du bien. I3n bienfait reçu excite dans toute âme honnête une disposition favorable au bienfaiteur et le besoin de lui rendre ce qu'elle en a reçu. Au sentiment de la reconnaissance se mêle toujours la conscience de la justice, ou de l'obligation morale de restituer. C'est la dette de la reconnaissance; dette qu'une âme généreuse aime à avouer et à acquitter, et qu'un cœur égoïste ou orgueilleux porte avec chagrin. L'ingrat finit toujours par vouloir du mal à celui qui l'a obligé.

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La reconnaisBance est à la fois un deroir et on sentiment, et sons ce dooble point de Toe elle tombe à la fois sons lobserration de la psychologie et sons la joridiolion de la morale. La psrdiologîe considère pins paiiica- Kèrement le sentiment, sans exdnre entièrement la notion da dcToir; car, bien qoe la conscience de FidUigation morale de la gratitude poisse exister sans Fatfeetion, jamais on n'éprooTc cette affection sans qoe la coa* science do devoir ne sV mêle; ce mélai^ caradérise k sentiment de la reconnaissance, et le distingoe des antres modes de la sympathie. La reconnmssanee est one syaipathie sut generis j q>rooTce poor celui qoi nous Tcot on qui nous fait du bien ^ quand ce lÂen n*est pmnt d^un retour, une dette payée , quand il est gratuit de la part du bienfaiteur, ^ous en sommes ordinairement toodiés, au moins dans le premier moment, parce que nousnavions pas droit de Tattendre^ ce qui augmente le plaisir que nous aTons à receToir: puis« parce que la géi^rosité imméritée de celui qui nous oblige dénote de Taffection poor nous, de Tintérét pour notre sort, et qu'on est toujours sensible aux témoismages ffintérét et d'affection. Celui qui rend serrice à ses semblables, sans y être obligé par la justice et sans espoir de récompense, agit, autant qu'il est donné à l'homme, comme Dieo, qui est amour, et dont Vamour seul peut expliquer les bienfaits envers des êtres dont il n'a pas besoin et qui ne sauraient ajouter à sa puissance, ni à son bonbeur . L'homme qui agit ainsi donne par amour, et c est la plus douce jouissance des âmes nobles. Quand elWs ont épuisé tout ce qui est à elles,

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