‹ Philosophie moraleChapitre 162 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

elles se donnent elles-mêmes, à lexomple du divin Maître, qui s'est offert et dévoaé pour tous. Il est plus doux de donner que de recevoir, a dit la parole sacrée. Selon le mionde, il est plus doux de recevoir que de donner*: On reçoit avec amour ou avec égoïsme, et la réaction du oœur en dépend. Si une personne me rend service gratuitement, sans y être obligée par 1* équité, c'est une bonne volonté de sa part , qui lai impose une peine on un sacrifice à mon profit , et par conséquent elle m'oblige, je deviens son obligé, son débiteur; car, ayant reçu d'elle, je lui suis redevable en raison de ee que j'ai reçu , et la justice veut que je rende. Tout sentiment de reconnaissance est donc sanctionné, consacré par la loi de l'équité; mais le sentiment vrai et profond ne se tient point dans ces bornes. Si la miséricorde vant mieux que le jugement , à plus forte raison l'amour. Le cœur reconnaissant aime à surabonder dans sa réaction ; fl ne lui suffit point de payer sa dette , de rendre exactement ce qu'il a reçu; il y a une chose qu'il sent plus vivement que- la justice et qu'il lui est impossible de restituer complètement, c'est l'amour; car l'amour ne se laisse point mesurer. Aussi , après l'amour qui se réjouit de donner, le signe le plus sûr d'une belle &me c'est la reconnaissance qui aime à rendre, si elle le peut et le plus qu'elle peut, sans calcul, sans compte, mais avec effusion et plénitude; ou quand elle ne le peut pas , elle se soulage à témoigner hautement du bienfait , à déclarer sa dette par l'hommage de sa dépendance. Ainsi seulement nous pouvons nous acquitter envers Dieu,eQ reconnaissant ce que nous lui I. 2&

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deTons,«iproGlaniaiit sesbienfûtB^alcnlmiara^iÉt pour duque béBédiction, pour chaque giAoB» maoïni* aîon de loaange el d*adoratioQ. Pus, «ntie le jUtait lendre le hiea leça, oq troaTe cneera ûêbm IkWÊOOÊk^ naissance a^ec le scntùnent de k jaatiee noeopiflb, nne saUs&ctkud d*nn antre gme, cdle de le digeîli réiablie. On pentsans doote reeeToîr ui aerriee on ea bienfait sans en être homilié. Néanmoine par cela qw nons receiponsi nous aoeepUms nne positiiNt infiérieoie. Un antre nons donne grateilOBcnt ce qui loi appartient; il se dépouille ponr nous Tètir; neoe bo«k ennchisaons à ses dépens; nons devenons per einaidîre lesdélenleusdnlHcnd'antndyCtCBfin^ par le fan mine de loblipition moaaleqni en léndle, nena m**^— liéi à son ëswrd el notre bbatécn aotfbe. Il y n done ansn aoos ce rapport on sonhfflanent à rendre le aca ike qn'oo aivça. Cesl nne dette paTée, et rhonase, qniecnlla noblesse de sa natnre, pent alors releTcr le tète aens a^oir à sbnmilier derant personne « sinon der^ Dica, soa unique supérieur rt son étemel bîm£ùlenr» esters lequel il ne peut s'acquitter que par k donatioa eomplèle de $4 perMune, Ot CHKmeil est k^tîme. et rend l-bomme KH^x^ble. C est un mulhenr quand û s ëmonae ou s*affiiihUt. Il constitue en ^nnde partie ce qn'on appelle d4u$ le HMide 1 AMMapar et k dàb>ett»r, el il supplée ju$qu à un certain |mnt « eu mhu daw ks rapports ordiuairv^ de k ^v^He» à k justice chretkBue et à la <4iantif.

lu cir«<rfel. k$ âBKï^ qui ne sainenl pwil donner ne ^>tvul p^mnl rasdre. Lin^nfetede pwwknl k plusssa-

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