‹ Philosophie moraleChapitre 166 sur 224 · PARTIE VSiWiËMjOGKttJË. — CÉEAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE VSiWiËMjOGKttJË. — CÉEAP. IV

tSMift, OB-qiit est déjà iMaconp, c'est encoils la part de ftadssance, d'akHancè et de gloire que ebacan peut obte*^ dbr. C^ ce qtli distîhgue la cité proprement dite , oU f éâit eotistitâé libi^ément, des nations gonvemées soit pàtilrtielïèiirent, soif despotifjaement, par nne autorité ab^ sbine, qui n'a point de compte à rendre à ses subordontl6ê et' exerce \e pouyoii* sans contrôle. Là il n'y a point ÛÈt dtoyènB , il' ny a que des habitants ; il n y a point' dé jAitite politique, c'est^dire de cbose publique pour les ittdlvidM^ bienqu'ii y ait un pays et unie société. Il n'y atiVa dottc point dé patriotisme dans le sens politique , eàf rintjétét individuel ou l'intérêt privé est séparé de l^bMrët commun , et le gouvernement seul peut faire sa diiôse de la cbose publique , ou plutôt la chose publique eK en clflet la sienne : c'est sa domination , sa possession , sàjônissatice: Si le prince est vraiment le père du peuple, 8*!f aooOtlplit dans son gouvernement la justice divine et iNiiilaine , 0' sera pour sa nation le représentant de Dieu eV rinsQUinent de la Providence. Un lien moral et religTeôi rànîra à ses sujets, et si le temps et la succession pToinears fois renouvelée consolident ce lien , la patrie sT identifiant avec le prince , ils seront confondus dans un lAèmë respect et dans un même amour. Les peuples les pLm heiireux l'ont été par des gouvernements de cette €ipèoe,là où les croyances religieuses, les traditions et lies m<ëtirs font les lois ou au moins suppléent à leur imperfection. On jouit sous un tel régime d'une liberté nl^tivê; car on est garanti de la violence et de l'injustice plurla bonté et la protection du souverain; mais il n'y a

point de liberté politique proprement dite, parce qae tous les membres de Tétat ne sont pas égaux deTant la loi, et ne peuvent prendre pari aux affaires ; ils n'ont que des droits privés et point de droits publics. Les dioses en vont-elles plus mal? Pas toujours, assurément; mais ce n'est pas la question qui doit nous occuper en ce moment Nous constatons seulement qu'il n'y a dans ce cas ni cité, ni citoyens, ni patrie, ni patriotisme politique, et qu'ainsi les hommes peuvent s'attacher à une telle société par l'instinct , par l'habitude , par l'intérêt privé , par l'affection , par le sentiment moral et religieux , mais non par ce sentiment particulier qui identifie le citoyen avec l'état dont il est réellement une partie intégrante, sentiment qui exalte à un haut point les citoyens des états libres, et qui a fait la force et la gloire des républiques anciennes et modernes. Le patriotisme se confond alors avec l'amour de la puissance , de la liberté et de la gloire. On aime dans la patrie les droits qu'elle confère et qu'elle garantit; on aime 1 autorité et Tinfluence qu'elle. donne, la position sociale qu'on occupe; on aime la supériorité nationale, la gloire commune dont on fait sa gloire propre, et on se rehausse de toute la grandeur du peuple auquel on appartient. C'est donc l'élément intéressé qui domine ici, comme tout-à-l' heure c'était l'instinct et le sentiment moral. Aussi le grand art des gouvernements de ce genre est d'intéresser, le plus qu'il est possible, tous les citoyens à la chose publique , en concédant à chacun une portion de la puissance commune ou un exercice quelconque de droits politiques , qui contente les vanités

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