PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. II
nimale^ qui appartient à la nature inférieure, à la ubstance terrestre dont le corps est composé ; et la 3rce spirituelle ou morale, inhérente à la nature upérieure, à la substance psychique, à Ta me. Ces leux forces ne sont pas plus opposées foncièrement pe les deux natures dont elles émanent, créées Tune ît l'autre par Dieu , unies par sa volonté et ne se x>mbattant que si leur rapport véritable est troublé.
La lutte intestine de F homme avec lui-même n'est que rop bien démontrée par sa vie entière. Elle commence les que la conscience morale parait. L'âme et le corps, 'esprit et la chair se mettent en opposition. Le devoir^ a justice y la bienséance s'accordent rarement avec ce [ue demandent les appétits, la concupiscence du corps t Taoïsme de la chair. La loi de l'animalité dit : chatm pour soi, tout pour moi, s'il est possible; c'est la oi de la conservation, exclusive dans tous les êtres qui l'ont qu'une nature physique. L'homme, en tant qu'aniaal, suit cette loi, et c'est même la première qu'il conaisse, parce qu'il commence à vivre animalement : Pri- %us hamo de terra (I Cor. 15, 47); mais quand sa latore psychique se développe à son tour, aussitôt qu'elle larle à travers les exigences de la chair, elle réclame atre chose , elle dit : à chacun sa part , à chacun son iroit. Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux point [u'ils te fassent; rends à chacun ce qui lui appartient. Première expression de la loi d'équité qui se formule dans le cœur humain. Alors s'opère la scission de l'homme ivee Im-mAme et le combat s'engage entre les deux par-
ties de sou existence, jusqu à ce que l'une des deu.\ lois l'emporte et qu'une nature ait subjugué l'autre, pour la dégradation de l'homaie , si le corps est vainqueur, pour sa réhabilitation , si l'àme triomphe.
La simple observation des faits nous autorise donc à conclure qu'il y a en nous deux lois opposées, deux forces qui agissent en sens contraire, et, par conséquent, deux foyers dout elles partent ou deux natures qui leur servent de substances et de principes. Ce que sont ces deux natures en elles-mêmes l'observation ne peut nous l'apprendre , car elle ne saisit que des faits, des formes , des phénomènes; mais la spéculation, s appuyant sur le» données de l'expérience , peut aller plus avant par une déduction légitime; elle peut, au moyen du raisonnement, arriver à des conclusions qui prennent une grande valeur quand elles sont confirmées d'un autre côté par la parole sacrée. Ainsi, dans le cas présent s'offre cette question : L'homme étant composé de deux natures, pourquoi sont-elles en désharmonie, pourquoi se combattent-elles au lieu de se soutenir? d'où vient cette contradiction qui parait native dans l'homme de la terre? A-t-il été créé ainsi? est-ce le Créateur qui a fait ennemies ces deux natures? Alors elles devraient toujours le rester, puisque l'opposition serait dans leur essence, et ce serait à la fois une vaine et criminelle tentative que de vouloir harmoniser l'homme ; car elle irait à rencontre de l'idée et du dessein de Dieu. Que devient dans cette hypothèse la bonté du Créateur ? Comment ud ^.Ire souverainement bon aurait-il pu produire des créatures si misérables, condamnées par leur constitution