PARTIE l»TCHO^>Giqi]£. — GHAP. IV
•ment paiw quHl est soa ennemi et parce ^'il le hait* Cette* joie maligne redouble quand il a une yengeanee à satisfaire K et a*il peut accabler soa adversaire du poids de son ressentiment, et lui rendre avec usure le mal dont il Faccuse. Ainsi le mau.\ais esprit oppose les hommes et Iss divise ^ et le comble de son art perfide est de h» imen les uns. par les autres^ et d'employer à leur ruine .réeîproç|ue des forces qui devraient eonspirer pour le combattre- C'est pourquoi il est écrit : « Celui qui n'aime point demeure dans la mort(F^ £p. de S. Jean^ m, 1 5). » Celui qui a haï le premier a été le premier homicide ; car Famour fait la vie par le rapport et par Tunion ; la haine itirisele rapport, rompt Funioa, et par conséquent détruit la vqe ous produit Ift mort. Ce n'est point Dieu qui a preidai^ lat mort, car il est la^soureede la vie, il est amour. {«a^viortiftétéfaitQpar le péché, par Fopposition delà arértore libre k la volonté divine, c'est-à-dire par la TpxmècQ aiitipathie delà créature contre le Créateur.
L*affection malveillante qui naît la première de l'opposition des moi est la jalousie. Elle parait daas l'enfant avec la conscience de Ini-même : car il. commence dès-lors à entrer en collision avec ses semblables. L'homme est jaloux tant que Fégoïsnae naturel le domine, et il Test d'autant plus, que sob moi est plus avide et plus ardent. La jalousie pro-
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prement dite se développe surtout dans la rivalité des affections du cœur. Quand elle a pour objet les qualités de Tesprit ou les avantages extérieurs^ la beauté^ le rang, la puissance , la richesse, etc., elle s'appelle em^ie. La jalousie est une des principales sources de l'inimitié dans la famille et dans la société; elle est née avec le mien et le tien et ne finira qu'avec eux. Elle a causé le premier meurtre. Elle bouleverse le cœur de l'homme^ fausse sa conscience et le rend facilement injuste et cruel.
La jalousie est la fille aînée de Fégoïsme. Celui qoi s'aime par-dessus tout n'aime que pour lui , veut jouir exclusivement de ce qu'il aime et envie aux antres ce qu'ils possèdent. Exclusivité dans la jouissance propre et convoitise de la jouissance d'autrui , tels sont les deux traits principaux de la jalousie. Elle paraît dans l'enfant dès Tàge le plus tendre, aussitôt qu'il se distingue des autres et que son moi s'oppose au non-moi. Par le fait même de la position du moi, l'individu se repliant sur lui prend possession de lui-même , et à ce moment naît le désir de la propriété ; car l'être créé ne pouvant se suffire , mais tirant sa nourriture et sa vie de ce qui est hors de lui, a besoin d'avoir quelque chose pour vivre, et la fin du désir est de posséder ce que le besoin réclame. Puis, comme la satisfaction du besoin est accompagnée de jouissance, et que la jouissance dilate et accroît la vie, il recherche les objets qui la procurent, et c'est un nouveau motif pour s'en emparer. Mais ces objets étant finis et se