‹ Philosophie moraleChapitre 178 sur 224 · PARTIE VStUKfUmiqXm. -^ 'CB!ÂF. IV. 4S · texte numérisé non relu

PARTIE VStUKfUmiqXm. -^ 'CB!ÂF. IV. 4S

pBùt sa liature, dottt -tous peirveA jouir ma r^iser d q^i né ifemaitiile qtt'à les trourrii^, à ti» i^éeréer'tous de sa' litfiiHire irnsM^ise et de son intarissable vie. Akirs ia' joâtesiàioe deivieûdraît plus intetise et plnsdcmceàmesiffe qtt'MeDciF&it plus partagée, et elle m malti^enBâit àl'isH fijfi par la commutiicatioQ 4es âmes, tll'est le {Htipre d6 l^Miow ioâeste : il ne coanatt point la jaleusie^ parce Ijae le tiQNai m p^t le ressentik* sans avoir bilsé les liens de la tmi^re inférieure^ sans avoir triomptié de Tégoïsme Datarel. ïl lae re^te alors de ramoUr que ce qu'il a dé pkA pur, de plus profond, de plus sublime, de plcn zdioaM et de plus aimable, ramour ^comme Dieu aime, r^mbur qui est Bien lui*mème. Dé[à ici^bas on peut aimer 4e la sorte ; il y a de ces affections chrétiennes d'où sont bannis l'égoïsme et l'envie, et qui, loin d'être ombi^^euses et partiales , s'augmentait au contraire par le OMalm des <4)jets qu'elles embrassent^ et ne sont jamais {dod vives qu'en s'appliquant à tous les hommes.

Si la jrionsie nait de l'égoïsme on de Tattradtion <la mot^ il suit que plus le moi sera ardent, attirant, affamé^ jUm aus^i il sera susceptible de devenir jaloux.

Toute rivalité qui s'établit entre les hommes exdtè la jriousâe. C'est un des inconvénients de la concurrence en. àe rémulati<m. Quand plusieurs tendent au lUème but et ae rencontrent ^ur la route qui y mène , il est difficile qpie leur positioii tivale et leurs efforts kse «urp«ssl$lr ne provoquent poitrt; la colère et l'iiiiaûtié. Maïs c'ert* dttUa le conflit des affections du cœor qoe^ la jalousie t» produit té plus vivement, et cette espèce de jalousa en a Oitiaèrvé plus ip«Mcidièremeiit lèuoni^ ^onime élai^.k

jaloasie par excellence. La plas exclnsÎTe des affectLoiu du cœur est Tamour; c*est aussi la plus jalouse, et elle a droit de Tètre jusqu'à un certain point, quand la possession non partagée lui est accordée légitimement. Quoique la jalousie soit un tourment pour la pers(»ine qai réprouTC comme pour celle qui en est Tobjet, elle n'est cependant pas sans charme pour cette dernière, si elle n'est pas poussée à l'excès; car elle est le témoignage d'oB amour yif ou au moins du prix qu'on attache à son affection. Aimer, c'est la vie : être aimé est le plus dooi des biens, et être aimé exclusivement est le bien souve rain de la passion humaine. Or, quand ce bien lui est disputé, elle s'irrite et devient capable de tout dans rèmportement de ses désirs. La jalousie a causé les plus grands forfaits, elle a inspiré les plus horribles vengeances. Elle s'enflamme alors de toute l'ardeur de l'amour, et plus le transport est violent, plus aussi , quand il est refoulé, sa réaction devient furieuse. Dans chaque espèce d'affection la jalousie prend un autre caractère, elle est plus ou moins exigeante suivant la nature du désir. Ainsi les affections de famille peuvent se répandre également sur plusieurs enfants; l'enfant aime ses parents sans préférer l'un à l'autre, parce qu'il ressort de tous les deux. Mais entre Jes membres de la même famille la jalousie naît souvent , non qu'aucun prétende à une affection sans partage , ce qui serait absurde , mais on lutte pour la proportion , et chacun réclame la ^us grande part. Les jalousies de famille en sont ordinairement la ruine ; car une maison divisée en elle-même tombera. L'envie fraternelle a ensanglanté la terre pour

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