PARTIE FftTCHOtiCMHQUfi. — CHAP. IV
isable aSxMirbe les flote du torrent. Si on a le bonfaenr ea ploMt ta grftce de pouvoir se retenir, (piand le feu de là colère brùll» le ocBur et monte à la tête, on arrête dans non ^ndpe une série indéfinie de désordres et'de eaia«mitéé : on tue le mal dans sa racine. C'est pourquoi la doetrine chrétienne recommande si instamment de nous sapporter les uns les autres, de pardonner sans mesura, et ^e enseigne que nous n'avons de titre à la miséricorde tUvine qu'autant que nous sommes nous-mêmes miséricordieux envers nos frères : « Pardonnez-nous, nos offenses t»nàmé lums pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » BfeniAtneikiiefn la miséricorde que le sacrifice. La stricte équité ne <iernûne li^, l'amour seul achève et consomme les choses. Aussi l'homme est sauvé, non par la loi de justice et par ses œuvres , mais par la loi de grâce et par la bonté divine. La charité chrétienne peut seule combattre efficacement le ressentiment et arrêter le désir naturel de la Yengeance, parce qu'elle verse dans le cœur ulcéré quelque chose de divin qui l'enlève à lui-même, à ses intérêts terrestres , à sa justice propre, pour le poser dans la sphère de la miséricorde et de l'amour.
^ Le mépris est une espèce de ressentiment exciié en nous par des actions et des paroles inconvenantes^ même quand nous n'y sommes point personnellement intéressés ; car l'homme qui a de la conscience et du bon sens est naturellement choqué
4d9 .; PHULOSOPHIK, MOHAU. .{.,::.
par ce qui est contraire.à l'ordre^ à la justice, à U.T.érité, à La dignité humaiaey.etil se crml morakinaïC obligé de le repousser pu de le redressjer, s'il le peuL Le luépYis est toujours accompagoéd^une -disposition malveillante envers celui qui en est VobjeL Cette disposition porte à témoigner le peu de cm qu'on fait de la personne, et on éprouve un icertaia plaisir à ce qu'elle le sache. Dans les choses mor raies, le mépris s'exprime par des paroles d'indignation, par un silence dédaigneux ou par une sanglante ironie. Dans les choses de Fesprîtelde sens commun, il éclate surtout par la iMMiwen^ qui» part du sentiment du ridicule ou de rahfturde*. .
Le mépris est le contraire de T estime. De graoïds talents, des qualités solides ou brillantes, une manière d'être honorable, des actions grandes et justes excitent l'approbation et conquièrent Testime. L'estime dispose à la sympathie. An contraire, l'ignorance, l'incapacité, des vices, des défauts, une conduite irr^ulière oa peu noble, des actes opposés au devoir et à la dignité, provoquent la désapprobation et par suite une espèce d'animadversion. L'bomme qui fait le mal inspire une certaine antipathie , et nous sonmies portés à lui vouloir du mal , non par réaction personnelle ou par vengeance , puisque nous pouvons n'être auçuneiiient inté- Jressés dans ses actes ou ses paroles, de même que, dans l'estime que nous avons pour une personne, la considération de notre avantage ou de notre jouissance n'j est