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PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

"^calme qui précède l'orage, plus effrayant que Forage ^nème , l'imagination grossissant toujours le danger qui ^menace. C'est aussi la manière la plus digne et la plus pïtidente de désapprouver, quand le devoir n'oblige pas à éè prononcer, et qu'on n'a ni titre ni autorité pour condamner.

• n y a une espèce de mépris , produit par des choses moins graves, où c'est, non plus la conscience qui est intéressée, mais seulement la responsabilité delà raison, et, si Ton peut parler ainsi , la dignité logique. Les lois de l'intelligence comme celles de la volonté ne peuvent être violées sans désordre. Le désordre moral , c'est le péché, c'est l'infraction du devoir, c'est l'immoralité ; le désordre lexique , c'est l'erreur, c'est la pensée fausse , la violation du sens commun, c'est l'absurdité. Or l'absurde, en tant que contraire aux lois de la raison et au bon sens, nous choque, excite notre animadversion , et, quand il est poussé au point d'être évidemment en opposition avec Torâre logique et le sens commun, par le contraste même, il provoque une explosion particulière du mépris, qui est le rire. Dans ce cas, nous éprouvons un sentiment nouveau, qu'on peut appeler sentiment du ridicule, qm nous porte à nous moquer, en fesant ressortir par nos actes ou nos paroles ce qui nous parait déraisonnable on absurde. Là est l'origine psychologique de la comédie , qui prétend corriger les mœurs en riant. Elle expose les défauts, les travers, les faiblesses des hommes, de manière à faire rire aux dépens des personnages qu'elle représente, et plus elle met en saillie le contraste de leur conduite avec les lois de la raison et les

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données du bon sens, plus elle a de changes d'eiétai le rire.

Il est du reste assez difficile de définir le ridiciita»Gl mot indique à la fois une qualité de l'objet et une m^ taine disposition du sujet. Dans Tobjet, c'est ce par qw il provoque la moquerie, et ce quelque chose qui lût riiv^ dès qu'il parait, choque tellement la raison et k boa sens qu'il est superflu de le combattre par la diflcasMiî la meilleure réfutation est de l'exposer. On appelle ai général absurde ce qui est contraire à la nûwm, c'flrtà-dire aux lois qui en règlent Texerciee. I« lîdkrii anti-rationnel est donc facile à déterminer; il est i pn près le même partout, puisque les lois de la raison «al les mêmes en toat temps et en tons lieux. Mais il n'ai pas aussi aisé de préciser le ridicole, en tant qa'fl ot opposé au sens commun , car il faudrait dire d'aboid ci qu'est le sens commun , et c'est le [dus grand embaiw. À prendre ce mot dans son acception grammaticale, il doit signifier la manière commune de sentir : mais josqa'où sVtend ce terme rommun ? Est-ce ccMnmon a toat k genre humain? Alors c'est la même chose qne les lois générales de la raison. Est-ce commun à une nation, à one province* à une Tille, à un Tillage. à one lamilk? AWri c^^ qui est le »ns commua d'un côté ne le sera pas de r antre « ot tous aunez des sens communs qui ne s'aeeor^ deront pas. En effet . diaqne nation, diaqne sodâéyfl tnntmnto qu'elle <oit , a ses habitudes , ses usages, ses moHii^« ses^ ccwTfiianoes. qui coutituent pour eik le sens <>Mttmun et qu dk appdk k bon sens. Yoili doue na# aiMm de cioiaipaiaKon ct^lie pour taH

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