‹ Philosophie moraleChapitre 188 sur 224 · PARTIE PSXGHOLOGIQUE. — GHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSXGHOLOGIQUE. — GHAP. IV

presqHe toujours iras méchants et ignobles, et sans douter de la ProYideace , qui permet tant d'iniquités et de bassesses. Il y a au fond de cette disposition beaucoup ' de justice propre et d'orgueil. La foi surmonte toutes ces .*Gaai6ft 4e misanthropie : oar dans la foi il y a une ^ertu ij£eBOL baut ^ tdomioe le tempérament, rtforme la constitution, guérit ou neutcaËse le& maladies , console des disgcAoes et des incommodités, dédommage de la haine et 4e8 iogratitades , et fait trouver, dans le rapport avec Dieu et par son amour^ une joie plus douce et une gloire ijpliift brillante que toutce que la passion peut désirer ou regietter.

Bans le commerce que la société établit , outre les sentiments et les désirs qui dérivent de l'amour de soi et de Tamour des autres^ outre les sympathies et les antipathies par lesquelles les hommes se recherchent et se repoussent instinctivement, du choc des volontés, de la conscience du moi de chacun opposé au moi des autres, et par le balancement des intérêts , nait le sentiment naturel de V'équité ou de l'^^té des droits. Les êtres intelligents et libres sont seuls capables de ce sentiment qui suppose : 1 ^ la conscience du moi ; 2^ la croyance que mon semblable est une personne comme moi, ayant par sa nature les mêmes droits et les mêmes deroirs ; 3"" qu'ainsi: je ne dois pas hii faire ce que

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loi

je ne veux pas qu'il me fasse ^ et que je dois (m L pour lui ce que je voudrais qu'il fît pour moi.

Toici an nouveau motif d'action, et qui présente n caractère distinct des précédents. Ce n'est pins seideoat une sensation agréable on dési^réable , une tendance qie nous pouvons suivre ou ne pas suivre, une impnhioD à laquelle nous sommes physiquement obligés de céder. Les suites d*nn acte accompli] sons rinfluenoe de ce motif ne sont plus simplement du plaisir ou de la douleur, de rutile ou du noisible , de l'amour ou de la haine; il y a de tout cela , et en outre un sentiment de convaumce et d'obligation morale pour Fétre raisonnable et Vibre. S les hommes n'étaient guidés que par la sympathie ou l'antipathie , s'ils n'étaient poussés à agir que par leurs appétits , leurs intérêts , leurs affections, leurs passions, si en un mot ils n avaient d'autre règle que le sentiment et le désir, il serait impossible de mettre de l'ordre dans leur conduite et entre eux ; une société stable ne pourrait jamais se constituer ; car il n'y aurait pas de point commun où ils pussent se rencontrer, ni de lien solide pour les unir. Quand ils entreraient en collision, on ne pourrait les mettre d'accord, chacun ne reconnaissant pour loi que sa volonté propre, et ne comprenant pas qu'A doive céder à la volonté d'un autre. La force en déciderait donc, comme il arrive toujours là où les appétits sont aux prises. Ainsi font les animaux, les enfants sans raison et les hommes qui Tout perdue. Mais, dès que la raison paraît , la î^i^ne chance. Quand des êtres raisonnables , c'est-à-dire

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