‹ Philosophie moraleChapitre 193 sur 224 · PARTIE PSlGHaX«06IftU£. GHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSlGHaX«06IftU£. GHAP. IV

to grèee^ quise donne ploB abondamment à mesure qn'on lui est pins fidèle , «t : rend an centuple ce qa*on loi a immoié.

Le sentiment primitif de Téquité est l'origine naturelle de la conscience morale ; c'est l'instinct de la justice et comme l'aurore de la moralité dans les ténèbres et l'égoîsme de l'homme animal. Ce sentiment l'emportera sur les autres mobiles qu'il doit régler^ savoir : les instincts physiques^ les ap« petits^ les passions y les sympathies , les antipathies^ etc«, s^il est développé et dirigé par l'éducation^ déterminé par une loi positive qui en fixe l'objet et la portée^ et enfin sanctionné par une autorité extérieure^ divine et humaine , qui pose explicitement ce qu'il faut faire et ne pas faire, et attache la.menaoe d'une peine et la promesse d'une récompense à l'infraction et à l'observation de la loi. Par là le sentiment naturel du juste et de l'injuste devient consdence morale j connaissance du devoir , science du bien et du mal.

Tout être qui se développe tend spontanément vers sa fin; avant de pouvoir la connaître et discerner les moyens qui s*y rapportent, il cherche naturellement ce qui lui convient, et plus tard seulement il acquiert la science de ce

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qu'il a fait, si la réflexion le rend capable de Tacipérir. 1 } C'est qa'en toat être créé il y a l'idée da Créateur m k \\ dessein de la sagesse divine, tendant à se réaliierfv |i la créature et poussant toujours de la puîssuni |i l'acte. Cette impulsion essentielle à chaque nature vi- Tante, et qui part de son fond, constitue F instinct. L'étie intelligent la ressent comme les autres, avec cette iMrence qu'il peut la connaître, la diriger et faire pMs l'instinct à l'état d'action libre, transformer le seirtisnt en science. Il en est ainsi du sentiment naturel et de Tinstinct de l'équité.

Cependant cet instinct psychique, germe de lamorriibf, ne suffit pas pour constituer l'agent moral ; il doit èlR développé, épuré, dirigé ; d'où la nécessité d'une action objective qui le cultive par Téducation. Sans l'éducatioi l'instinct moral reste vague, indécis, au milieu des seotiments et des tendances du cœur humain ; et comme rhomme est porté à s*attribuer ce qui se passe en lui et à rapporter à sa volonté tout ce qui le pousse , il confondrait facilement son devoir et son pouToir , et prendrait finalement la mesure du bien et du mal dans sa volonté propre. >'ous ne sommes que trop portés à trouTer bienee qui nous plaît, mal ce qui nous répugne; et le plus souvent nos sens, Tiniagination etraffection décident de dos jugements moraux. Que serait-ce donc si nous étions alxindoniiôs au sentiment seul, n ayant d*autre r^le d'action quuu instinct délicat, si facilement comprimé, ou finisse |xir h violence du désir et le tumulte de nos IH^nsées? Ku outre, que de peine n avons-nous pas à ivvcuîr eu nous-mêmes popr apercevoir ce qui s'y

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