‹ Philosophie moraleChapitre 196 sur 224 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Du développement de la volonté humaine dans

son rapport ai^ec Dieu.

Dans les chapitres précédents nous avons considéré la volonté de l'honame en rapport avec ce qui est au-dessous de lui ^ la nature physique^ en rapport avec ce qui est à son niveau, son semblable^ et nous avons vu sortir de ces rapports les faits de la vie instinctive et ceux de la vie morale, dans la famille et dans la nation. Il nous reste à observer la volonté dans son rapport avec ce qui est au-dessus d'elle, avec Dieu son principe. Dans ce rapport, et parle commerce deTàme avec Dieu, se développent les sentiments les plus profonds, les tendances les plus élevées, les motifs d*action les plus puissants et enfin toutes les idées transcendantes, principe et couronnement de la connaissance humaine. Cette nouvelle série de faits psychologiques embrasse la vie religieuse, qui s' harmonisant avec la vie physique et la vie morale, complète l'existence de rhomme.

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Tonte eréatare Tit par ses rapports ; car, ne se suffisant point à eUe-mème , elle doit puiser bon d'elle de quoi | i s'alimenter et se soutenir; de là sa dépendance, n y a donc pour die autant de manières de Ti^ra qœ de rapports fondamentaux , et ainâ Thomme, oomposé de deux natures , a d* abord denx vies bien distiiijctes , propres à chacune de ces natures , on résaltant du dé- ▼doppement de chacune, en relation ayec le monde qui lui correspond. Dans la Tic psychique, il y a encore lieu à distinguer la Tie morale ou sociale , qui proTient des relations arec nos égaux, et la lie religieuae, la Tie de Tâme proprement dite , qui dérire du rapport de rame avec Dieu , son auteur. Dans ce rapport se manifeste à la conscience et au-ddiors une multitude de faits, qui composent feosemble de la Tie religieuse, et que le psychologue doit 6bser\er et cimstater aTec soin. Ce sont certainement les faits les plus importants de Texistence humaine , puisqu'ils naissent du plus profond de ses rapports , par Faction de Dieu même sur le cœur de Thomme. En outre, ces faits deTiennent les principes des actions les plus graTes; ils produisent dans Tàmc les mouTements les plus énergiques et les pins sublimes. Une psychologie qui n'en tient pas compte reste donc incomplète, elle ignore ou néglige le côté le plus magnifique de r humanité; elle ne considère Tàme que dans sa Tîe superficielle, et cequ il y a de plus intime lui échappe. Celui qui Tit au milieu du monde et dans la société de ses semblables ne peut guère ignorer les faits principaux de la Tie phyisique et de la Tie morale ; il a dû les expérimenter par ses relations multiples aTec les agents phy-

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