‹ Philosophie moraleChapitre 198 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. V · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. V

existence , ce qui implique qu'il a reçu en lui l'action divine et qu'il y adhère; c'est l'élément subjectif du rapport, ou \dijbi.

La psychologie morale ne remonte point à Torigiae du rapport de Tbomme avec Dieu, pas plus qu'elle ne cherche à expliquer le comment du rapport de Thomme avec le monde matériel et avec son semblable. Ces trois problèmes n'en font qu'un, celui de Torigine et de la certitude de la connaissance humaine. Gomment connaissons-nous Tètre et les êtres , telle est la question première que la philosophie doit résoudre , sous peine de n'être pas une science et de défaillir à son début. C'est la part de la métaphysique. La psychologie en dérive , elle en reçoit son principe et sa lumière, dans Tidée transcendante de Tâme que la métaphysique doit lui fournir : et, d'un autre côté, travaillant sur l'expérience et procédant par l'observation, elle trouve la question résolue par le fait, et s'appuie sur ce fait sans préjuger les manières diverses dont on pourra T expliquer. Qu'un rapport entre. Dieu et l'homme soit, non-seulement possible, mais réel, c'est ce que prouvent les langues, les croyances et les institutions des nations et des peuples. 11 n'y a point de langue, si barbare qu'elle soit, qui n'ait un mot pour exprimer un être supérieur, et Thommage que l'homme lui rend par crainte ou par amour. Toutes ont les mots de culte, de prière, d'offrande , d'adoration, qui impliquent la chose correspondante , et ainsi la conviction que rbomme peut communiquer avec Dieu, au moins pour

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en obtenir le seqo^iv et la pjrotecj^ 4ff^^ 9 f tpRoPif U y a chez tons les peapîea def çriojfa^Bf§ leligMiflfiii par conséquent des sentiments r^gif^ , (st In» nnf (t les antres supposent nn Dien et la possiUlité d'entrer en rapport ayec lui. Enfin chez tons on retrouTe nne rcfigion positiTe aTCc nn eolte, nne litoigie, jua ncei^ûfie, une chose sacrée, en un niot,quitendàniiirle ddeth terre, et suppose la communication ép l'^Mmamdmt Dieu. Otes cette communication, éi le mot de niigion n'a pins de sens, puisqu'il Tcut dire frètimnmi de l'iiomne àDieu,ou rétablissement dn rap|iort de l'iiniiiaiiifcé ans la diTinité. L'expérience autorise donc sofflaaaiiMiik la psychologie à admettre la réalité dece rapport; o'estna fut aussi bien constaté qu'aucun fsit puisse l'être.

Si maintenant nous examinons ce rappurt ea Im-mème pour l'analyser, nous y trouYons tous les élémoits da rapport en général , comme nous les avons exposés en détail dans une note du premier Tolnme de la psychologie intellectuelle ( Iniroduet. sect. ji , note 3 ). Nous y renvoyons le lecteur , nous contentant de l'appliquer au cas particulier qui nous occupe. Tout rapport suppose deux termes agissant l'un sur Tantre et se pénétrant sans se confondre , en sorte que deux élénmits constituent nécessairement le rappcurt, savoir l'action du premier terme sur le second , et la réaction du second terme sur le premier. L'action toute seule ne oonstitoe point le rapport ; il fout qu'elle soit reçue, admise, et qn'dle provoque réactM>n. Les deux termes ne s«it liés que quand leurs rayons respectifo se croisent et se pénètrent; d'oà il Sttii que le rappwl , mixte et intermédiaire de sa nature ,

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