PARTIE PSYCHOLOGIQUE, — CHAP II. 3tt
sa fagoa d*(^r, qui n'est plus aveii^le ni nécessaire , mais toajoars déterminée, si elle est raisonnable, par nue vue plus ou moins claire de ce qu'il doit ou veut, bire pour atteiinire le but marqué. Cette faculté de considérer d* avance la fin à laquelle on tend et de combi*^ ner les moyens qui y mènent, est le caractère particu-^ lier dfi l'être doué do raison* Il y a donc là une force QOttvdle, interne, qui s'ajoute i la force extérieure ou s' j oppose , qui en accepte le mouvement ou le repousse, sûvant qu'elle le juge convenable, et qui peut agir ou œ pas agir, et agir dans tel sens en raison de. son pnn pre jugement. Par cette force, l'agent a la puissance de revenir sur lui^mém^, de se retenir quand il est entniné, oude se posséder et de replier son regard dans son entendement pour considérer ce qui s'y produit. Ici est la sphère de sa pensée, qui combine et abstrait les images et les conceptions des choses. Ce n'est pas tout ; outre le pooToir qu'a l'homme de se représenter en lui ce qui l'affecte , et ainsi de reproduire jusqu'à un certain point l'oniTers dans sa tête, il a oneore dans sa volonté uoo poinance propre d'action , par laqudle il seconde ou eontrarie la marche du monde où il est placé. Dans lo piemier cas il eentuple les forces de la nature en les dirigeant , en leur donnant du sais, de l'idée, de l'âme ; et de là toutes les merveilles delà civilisation. Dans le seecmd , il entre en lutte avec les forces naturelles, et cettelutte est pins on moins heureuse , suivant le motif qui le guide et les secours qu'il peut recevoir d'en haut. Mais, heureuse ou malheureuse, elle est toujours ^
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nible, parce qu'elle exige beaucoup de travail et une grande constanoe. C'est la condition de l'homme libre ici-bas; c'est pourquoi il ne peut y vivre, depuis sa chute , qu'à la sueur de son front ; car il doit remettre dans Tordre, en lui-même et hors de lui, cette nature qu'il a troublée par sa première faute.
Dans toute action vraiment humaine , c'est-à-dire in-* telligente et libre , il y a la part bien distincte de l'es^ et de la volonté ; l'esprit jugeant, discernant ce qu'il, faut faire , la volonté s'y résolvant et le réalisant par l'exécution. C'est ce qui constitue la responsabilité de l'agent moral, au moins pour la part qu'il prœd à l'action réa* Usée, Fexécutant volontairement après l'avoir jugée bonne, et ainsi l'ayant voulue avec ses moyens et ses conséquences. L'homme est donc vraiment cause, parce que en lui, à lui, commence une série d'actes, d'actions et de mouvements qui sans lui , sans sa dédsion, sans son vouloir, n'aurait pas eu lieu ou se serait développée autrement. Elle lui revient donc, ainsi que l'effet à sa cause, en conséquence à son principe, et c'est ce qui explique comment chacun sera jugé par ses œuvres ; car, subsistant dans leurs derniers résultats , où s'accumule tout ce qu'elles ont produit , elles deviendront des témoins irrécusables de ce qu'il aura pensé ou voulu.
Enfin la force physique et la force morale , déjà distinctes par leur action , se séparent encore, et d'une manière tranchée , par un résultat remarquable de leor exercice.
La première , soumise uniquement aux lois de la m-