PARTI£ PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. II
tiure , f oBctioime r^lièrement , mais toa)OQrs de même, 9sm {Muraitre susceptible de perfectionnement m de progrès. Les procédés en sont constants , invariables ; ils ne • comportent' ni amélioration ni déchet. Ainsi les affinités ddmiqaes sont les mêmes aujourd'hui qu'au commen*. oement du monde. Le cours des astres n'est point diangé; rsttraetion exerce toujours la même influence dans le qrsième jtoiétaire, et la loi delà chute des graves a'a point varié. Les plantes germent, croissent, fleurissent et fructifient comme autrefois , et les instincts des animaux, qui nous paraissent les plus ingénieux, ne se sont point perfectionnés. C'est toujours la même œuvre , achevée et recommencée sur le même plan et de la même fiiQOii par les générations successives. Telle est la destinée de la force physique. La force morale, au contraire, tend sans cesse au progrès, à l'avancement, à l'agrandissement. Elle acquiert des forces en marchant , parce qu'elle a la puissance d'accumuler les produits de rexpérience, de s'assimiler le passé, et de résumer en elle le savoir et le travail de ce qui l'a précédée. Par rintdOigence et la science, elle participe à tout ce qui a été pensé et fait avant elle; elle est forte, grande , de la force, de la grandeur des siècles. Son activité ne tourne point dans un cercle toujours parcouru ; son mouvement est progressif; elle aspire à s'étendre , à monter, à dominer, et on ne peut lui assigner d'autre terme que l'infini. C'est qu'en effet l'infini est son principe , et , comme toute créature , elle tend irrésistiblement , par le penchant de sa nature, vers la source dont elle est. Partout où la force morale prépondère, il y aura nécessaire-
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ment une grande manifestation d*intelligenoe et de li« ^
b^é ; il y anra par toutes le» voies mouvement en avaaty ^
désir du perfectionnement et de l'amélioration. Là €à i
la force physique domine, dans la nature ou dans k» :
société, dans le monde et dans l'homme, le sUUu qm i
persiste ; chaque être tourne dans une orbite marquée,^ ï
s'agite dans un cercle infrandiissable , ou végète à la i
mdme place. C'est l'immobilité dans le mouvement, e'esi ;
une roue qui tourne sur eUe-mème sans jamais avancer^ ! c'est la vie crystallisée, pétrifiée par la fatalité, et n'ayant pas la force de rompre lies chaînes qui l'accablent ; c'est le sombre royaume du destin , encore fermé à l'intelligence et à la liberté.
Quand l'homme est exclusivement sous la loi du corps^ cédant sans résistance aux influences physiques, aux instincts et aux désirs qui en naissent, il ne vit point , il n'agit point en homme. Tel l'enfant dans le premier âge, et tant qu'il n'a point conscience de sa double nature : Thumanité n'est point encore arrivée en lui à la conscience d'ellemême. Tel l'homme dégradé, qui, esclave de son corps et de ses sens, a perdu avec l'empire sur luimême l'usage de sa liberté, et par suite le sentiment de sa dignité. Dans ces cas, Tàme, la nature psychique, est latente ou opprimée. La nature et la animales dominent.