‹ Philosophie moraleChapitre 204 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. V · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. V

qui produit une crainte affectueuse ou une affection craintive. La crainte naît la première, partout où l'autorité parle , où un supérieur commande. Le premier sentiment, que rhomme éprouve devant la loi , est la crainte du législateur. Mais si ce législateur est l'Être infini, dont ' la volonté s'est manifestée au milieu du tonnerre et des éclairs, dont la puissance sans borne éclate par la gran-*^ deur de ses œuvres , dont la force se déclare par les pbé- : nomènes immenses de la nature, comment l'homme ne craindrait-iT pas , lui si faible, si misérable, surtout' quand il sait qu'il tient tout de Dieu , qu'il en dépend complètement et que celui qui lui a donné Teiistence peut à tout moment la lui reprendre? Depuis la chute du genre humain la religion a toujours commencé par la crainte , soit que Thomme fût effrayé dès l'origine par les suites de sa faute et les menaces de la colère divine , soit que les désordres et les peines du monde lui fissent sentir le besoin d'un être plus fort qui le protégeât , soit enfin qu'il s'adressât au mal lui-même, pour en détourner la funeste influence.

Mais la crainte qui commence n'achève point , elle est la base et non le couronnement du respect. Celui qui craint Dieu, sans l'aimer, ne s'attache point à Dieu, il est plutôt porté à s'en éloigner ; car la crainte sépare. Se sentant sous le joug de la puissance divine et comme écrasé par sa grandeur,^ il en est terrifié et presque anéanti, s'il est faible ; s'il a de la force et surtout de l'orgueil , il s'en iodigne et porte le joug en frémissant. La crainte seule dans la religion engendre toutes sortes de superstitions et ne gagne point les cœurs. Il faut de

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VêÊÊomty car oa ne s'unit qne par Fanionr, on wtAêà TninMDt et pUnenenl qn'à cdni qn*OB aine. Or Faan^ natt an coBor par les larone» de h bonlé da«t on crt Tàkjet;aoaanoiw toornoosa^cejaieTcn celui qniiMiBWÉl dnbimclnosaen fait. Diea cet le 80«ieniBHen,b aooBoe de toal Incn, tfnà deaeend tant Ami paiCail. B Cil donc impeanble qne rhonune le canniûiBe aane FataMr, poi^pfil liant de Ini Fèlre ethirie, pnaqnrOLmTCfoftk tort inatant la icqintiony la noorritare, el^aiin raapéranee de son bonhcnr fiitor vqpoee son- ka pro- BCBMade la nuafeicotde dinne.

Dn reste, raaaonr de Dien a dea-racûMB profandca dans FeaMnce nilnie de notre lire, et c'est ponrqpui9 Irie&qBll se défdoppe en ce monde aprèa la crainte, nrtneilenient, il est avant die, car il est la propriété finclèn deFànie fûte poor aimer, et qui reneadbk sorloat à son anteor par sa poissanee d*aimer sans mesore. L'âme, créée par Diea , tient à Diea par le fond de sa nature. Dim est son principe , son centre ; elle tend toojoors i y retoomer et gravite vers loi , si elle est abanjkmnée à son monTcment natord. L'instinct le pins profond de Féme la poosse donc Ters Diea, et cet instinct est la radoe de Farnoor. Il agit infailliblement, dès qne Fâme rejette ce qoi la sépare de Diea et se déponiDe de ce qui Fappesentit. Aussi poar Félever et la perfectionner il ne faut qne l'éporer. Hais le principe est en même temps la fin. Dien est Taipha et Foméga ; en loi seolement l'àme peat tronver son repos , sa plénitode et son bonheor ; car die a été faite i Fimage et à la ressemblance de son antenr, et la peileetioa de Fimage est dans son modèle. Delft eel

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