PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CUAP. V
que nous ne sommes rien devant lui , et de Fautre en lui faisant hommage de tout ce que nous sommes, mettanC à ses pieds notre cœur, notre volonté, notre eq[)rit, notre corps, toutes nos puissances et nos facultés, pour les employer à son service, professant que nous lui appartenons, qu'il est notre vrai et unique Seigneur, le souverain dont nous relevons au titre le plus incontestable , puisqu'il nous a créés , et nous donne tout ce que nous avons. L'adoration est donc proprement l'acte d'hommage que l'homme fait de lui-même à son Créateur; et comme il est un être intelligent et libre, cet acte, pour être valable et digne , doit être posé sciemment et librement. Ymlà surtout ce que Dieu aime, ce qu1l cheri^be; il veut l'fimour libre, la dépendance consentie, il Teut régner dans les âmes et sur les cœurs. Aussi l'acte Burémineut de l'adoration est-il dans la donation libre de la volonté connaissant Dieu , le monde et elle-même , et préférant Dieu à tout. Or, se donner à Dieu n'est pas seulemmit observ-er sa loi, accomplir ses commandements pour éviter la peine, mériter la récompense et jouir des fruits de la justice; c'est renoncer totalement à soi-même , se dépouiller de tout ce qu'il y a de propre dans nos facultés pour les consacrer à servir Dieu et à Taimer, afin de lui restituer autant qu'il dépend de nous ce que nous en avons reçu , notre être et toutes ses puissances : c'est, en un mot, Toblation de notre personne on le sacrifice de l'humanité à la divinité. De tous temps les peuples ont pressenti que Timmolation de l'homme était la plus agréable à Dieu, et de tous temps aussi le sang humain a été répandu sur les autels par l'idol&trie
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et la sQperstition. Oui, il fallait qa'après le sacrifice de toas les règnes de la nature, après aToir offert la terre, ses produits et tous les biens extérieurs , il fallait que rhomme se sacrifiât IniHanème , car il est la créature chérie de Dieu, celle qu*il a le plus gratifiée ei dont la posse^ sion lui tient le plus à cœur; il fallait que l'homme se restituât librement, avec conscience, ayec Tolonté, parce q[u*un être intelligent ne se donne pas malgré loi , et qae Facte dbommi^ pooTait seul annulor la réTolte et ses suites; il fallait que rextsie&ce fausse proTcnant de ce booleTersement des Trais rapports fât rompue par la mort y ou , comme dit saint Paul, que le corps du péché fttt dètndt ; mais il derait réire voloBtaireiiient, puisque k laate aTùt été Tolontaîre. LaTîdîme humaine ne devait pas élu^ immolée malgré elle, die dcTait Tooloir son immolation pour qu'elle fut efficace. Jésos-Cbrist est mort pour tou> . panoe qu'il l'a tooIu : c'est le plus profvuid et le plus pais>i&î des s&crifices . le sacrifice par exoelktice, le sùnt s&cnfi<re. L'antiquité judaïque et païenne t ont prélude . 1 une par ses préfigurations et «> propbe-îitfrs : i'iutne par ses mjtbes . ses symboles et »> >«ptï^î;:>si«^ L h;iminité chirtienne. qui a foi en lHomioe-^K<ii e^ ea sc^n sacrifice, continne à sv iwi;r pir i j»ik«%;x>ai « f*»- riBour, pcmr participer att\ iiirtn:e> de c^f stTif rir«à«iï qaî la rachetée ; et eh^qtïe efcr>rtx*aà:»::. er >£::«*«*: t Jeaa^-Chiist, puiser e« ee ^î^iïi m>ioi!r h f.icv^ àe I tm.îer par l'oblation de î» perjvMÈïïe. V^v ;^ ccasmerî Jesns^-ChrKi xxnbs a appris à *ii>rer l>îs'*ïi : x-or.k <v«iinf!tîî: £ oNsmcntê, expliqué 1^ $a ^)e ec jf^ >t bïcc: k^ Ms^àes d:î«^ à la Samari-