PARTI£ PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. V
taine : « Le temps vient et il est déjà vent], où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père cherche. » (S. Jean, IV, 23).
L'adoration en esprit et en vérité est le culte intérieur, qui, tendant toujours à se manifester par les formes du culte extérieur, s'exprime surtout par le désir de plaire à Dieu et de le servir. Or, nous ne pouvons plaire à Dieu qu'en conformant nos actes à sa parole et en accomplissant sa loi : celui qui m'aime, dit Jésus-Christ, observe mes commandements. Servir Dieu, c^est nous employer de toutes nos forces à établir sa puissance sur la terre pour que sa volonté s'y fasse. Ce désir de tout faire pour Dieu et en vue de Dieu , réalisé par les œuvres et confirmé par l'habitude, constitue la piété, la plus excellente des vertus, parce qu'elle comprend tous les sentiments de religion et de charité, et la plus utile à Thomme, puisqu'elle le rapproche de Dieu et tend à l'y unir par l'amour.
L'homme pieux est celai qui rend à Dieu le culte qui loi
est dû et comme il lui est dû , ce qui implique la foi et
Tadoration. L'une et Fautretendent à se manifester par les
actes : la foi par la réalisation de la parole divine à la-
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^uetkelle adhère , T adoration par i'oblatioii de soi-raème àDiea, par le déYOûment à sa voiooté oa la dévotion, €e qui ooDstitue le culte intérieur , et par des formes, des mooireinents et des paroles exprimant nos sentiments et nos désirs , dans notre rapport ayec Dieu , ce qui donne le culte extérieur. La piété a donc deux parties, le dedans et le dehors, lesprit et la forme, et elle n est complète que par Tunion des deux. Ici, comme partoot, la forme i>*est rien sans Tesprit , le corps est mort sans rame; mais aussi Fesprit ne peut se manifester sans la forme, et Tàme se développe par le corps. L^homme est ainsi fait, et tout* ce qui est dans f homme, pour Fhomroe et de Fhomme, participe à cette condition de sa personne. Il n*est ni une intelligence pure, ni une substance physique ; il est la synthèse des deux , et par conséquent Tune et Fautre sont parties intégrantes de rhumaoité. Abstrayez la partie psychique , et vous n'avez plus qu'un animal. C est ce que font les matérialistes , tous ceux qui veulent expliquer Ihomme par les modifications et les propriétés de la matière. Otez le corps, il vous restera un pur esprit qui ne sera plus l'esprit humain, auquel TOUS imposerez des conditions d^xistence qui ne sont pas les siennes. Sous le prétexte de l'élever et en voulant ndéaliser, vous lannullerez. Ainsi agissent les spiritua- Ustes^ qui ne tiennent point assez compte de la forme, et qui croient exalter T homme, eu le privant de toutes les ressources que lai fournissent, pour s'éiever aux choses spirituelles ^ son corps « ses sens, son imagination et les faenllés qui en dépendent. Ainsi a procédé dans la reUgion Mq^'oiia|>pdkkRéfoniie,Onacniiéfornier oi retran-