‹ Philosophie moraleChapitre 211 sur 224 · PARTIE PSIGBOfiOGIQCB. — CHAP. V. bl · texte numérisé non relu

PARTIE PSIGBOfiOGIQCB. — CHAP. V. bl

propre. Notre existence revêt tonjcmrs le earactère et la forme de notre faculté dominante , où T action de Fiiiini Tient se réfléchir particulièrement ; ce qui fait la Tocatioft et la direction de chacun , Tun étant surtout poussé vers le bien et cherchant à le reproduire dans sa Tolonté et dans ses actes ; Fautre ayant plus de goût pour la Térité, et tâchant de la posséder par la science ; un troisième étant plus affecté par le beau et aimant à contempler et à admirer r infini en images. De là par l'impression diverse de l'infini, le triple sentiment du bien, du vrai et du beau : le premier, plus profond et tenant plus de Tâme et de la volonté ; le second , plus lumineux et participant davantage de l'intelligence et de Fesprit ; lé troisième, plus formel et pluar en rapport avec l'entendement et Fimagination. Ces trois sentiments, réfléchis par Fesprit, sont transformés en idées, ce qui donne les trois idées primitives , triple symbole de l'idée une de l'infini ou de Fétre; et ces idées, à leur tour, une fois formées dans Fentendement humain et devenant les objets de la contemplation de l'intelligence , excitent dans Fâme le désir des idéaux auxquels elles correspondent, c'est-à-dire des trois termes divins dont elles sont des expressions obscures et les reflets inférieurs. Chaque fois que dans les choses créées nous apercevons une trace de beauté, de vérité, de bonté, nous en sentons soudainement la relation avec l'idée qui est en nous, et par elle avec Fobjectif divin quelle représente ; alors nous éprouvons une grande joie , un vif sentiment de bonheur, non pas tant par la réalité perçue dans les créatures, que par l'idéalité que leurs impressions nous font pressentir et entrevoir. Les choses de la terre nous coudai*

&90 FHILOSOFHIE MCÊiALM.

ieot aux dioses da cid , et FînTisible se manifeste par le TiKibk. Ainsi se rattachent le monde phjsiqae , le monde intelligiMe et le monde di^io ; c*est dans Thomme qu'ils fe rencoDtrent et se pénètrent , car il est le résumé oa Tabrégé des trois, et de là le sens, F importance et la grandeur de son existence.

L*ftme touchée par le rayon de Tinfini , et qui en a éprouvé le sentiment, ne peut plus en perdre le goût ni le désir. Elle y aspire désormais par toutes les voies. G*est ce qui anime les hommes supérieurs, grands par Tâme, par la volonté, par rintclligonce, les hommes de cœur, de puissance vi de génie, dont Tinfini seul peut assouvir l'amhition et Tamour. Si la tendance de ces hommes est dirigée par la foi, ils trouveront dans leur rapport avec Dieu la perfection et le bonheur qu'ils cherchent. Mais si leur cœur se détourne de Dieu et do sa loi , ils perdent la lumière et la règle do leur vie; le sentiment de TinQni s'obscurcît en eux, et le goût du bien, du vrai et du beau est tn>uhU^ fausst^.

Ikius U pratique de la vie« les hommes se séparent en deux gmudes clas^'s, dont le caractère et la tendance »i>n( di;KiUf(>tr;ilenH'nl opposer. Lc$ uns peuvent être ap- |Mtal k$ hoQittM^ de 1 iufiui : les autres, les hommes du

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