PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. V
fini ; non qu'il y ait entre eux une différence de nature ; c'est toujours le même homme , composé d*àme et de corps, la même personnalité renfermant dans son unité la dualité de la substance psychique et de la substance physique. Hais, par cela même qu'il y a deux substances dans cette personne, elle est en relation aTcc deux mondes ^ avec deux espèces d'influences, et ainsi Vun ou l'autre de ces mondes lui imprimera son esprit et son mouvement. Or, par le côté psychique Thomme communique avec rintelligible et le divin ; par la partie physique il sympathise avec la matière , et, puisqu'il ne peut vivre que par les excitations et la nourriture qu'il reçoit, et qu'en s' assimilant ce qu'il reçoit, il devient semblable à ce qui le pénètre, son âme devra s'élever, s'agrandir , s'épurer par son commerce avec le monde supérieur, et au contraire s'appesantir, se rétrécir, se matérialiser par son mélange avec les choses inférieures; et cela dépendra surtout des premières impressions reçues, de sa première réaction libre, en un mot, de ce qu'elle aura senti et aimé d'abord. C'est pourquoi on ne saurait mettre l'enfant de trop bonne heure en rapport avec l'infini, afin que Dieu prenne possession de son cœur le premier et ait les prémices de son amour. Ce cœur vierge se donne alors spontanément, sans partage, avec l'abandon de 1 innocence. Dieu fait ses délices d'y habiter, il s'y établit comme dans un sanctuaire, et, quoique ce temple vivant puisse être profané plus tard par les passions humaines. Dieu n'en sortira pas ; il se retirera au plus profond de Tàme, dans le saint des saints, pour reparaître triomphant après les jours
maatais et qaandi f iniquité amt pasié. Heaiem eeu qui ont été ainsi toodiés dès fe bas Age par le n jon dh na;ib sontdirâisde Dieu , rt il les dispose deboim hewe à raooonpliaseraait de ses desMûs sur la tenre; ii » marqué lenr ime d'nne emprante ioeffimalile; 9/j a déposé une sère dirâie qû la f ent flewir et IpiwtîAcr ponr le deL Ri» de tcfiestie ne pent les aatii^uie^ili tmdent inslinctifraient TOfs rînâni , le AeretiMt pir tootca les Toiea et n'ayant de goftt ^e ponr ce qoi lev ai offre Fimage; ils sentent, aineni, pensent antremunt qnelesantres, qni nefes eonpiennait- pas cl s'en moqneat-Ily a en enx quelque dme de Tagne, d'âeté^de pniond, qui leur donne Fair da mystère : ib semUsnt être sons Fimpiession d'une foiee supérieure. Quand ib aiment, e'est pour toiqoors; car kur désir ne s'arrête point à Fobjet borné qui Irappe kor regard, mais s'at*^ tadie à Fidéal dont la réalité n'est qa une ombre. Leurs pensées ne sentent point les choses de la ierre , elles sont dominées par les idées transcendantes dont elles déri- Tent, et leur bot est au-delà de ce monde. Aussi, qnoi qae fassent ces hommes et où qn*iis soient placés, ils sont snpérieui^ à ce qni les «itoure; l'infini, qni est en eux, les élève au-dessus du niveau et se maDifestera par TaDC ou Fautre forme de kur existence. Ils ne seront ni bons ni mauvais à demi, ils deviendroot les bienfaiteurs ou le$ iléaux de la tene. Id se présente une distinction importante. Le sentiment de Finfini éprouvé par Fàme dès Forigtne, et qui a excité en eUe ce besoin d'infini qui Fagitera constamment ici-bas, ce désir immense, cette ambition sans mesure qui en sortent, peuvent prendre