‹ Philosophie moraleChapitre 214 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. V · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. V

mais éprouvé le sentiment de l'infini, qui n'en ont point conçu l'idée et dont Vàme n'a pas été pénétrée au fond par Taction de Dieu. Ils ont entendu parler de Dieu, puisque son nom leur a été annoncé comme aux autres ; mais le mot a frappé l'oreille, et la vertu du nom n'a point touché le cœur. Ils ont pu admettre ce qui leur a été enseigné , dans l'imagination et par la pensée, ils ne Font point reçu dans ràme,en sorte qu'il n'y a pas eu réellement de rapport vivant ou de pénétration entre eux et Dieu. Dès lors ils ne comprennent point ce qu ils n'ont pas expérimenté , et tout ce qu'on peut leur dire à cet égard est pour eux une langue inconnue , à laquelle rien de réel ne correspond. Il n'y a de vrai à leurs yeux que ce qu'ils connaissent, et ils connaissent ce que les sens peuvent saisir , l'imagination embrasser , la raison expliquer. Ce sont les bommes positifs du monde, hommes de sens , de raisonnement , d'intérêt , de calcul , ayant toujours devant eux un but terrestre , et ne concevant pas qu'on puisse porter ses vues au-delà de cette terre , qui leur plairait fort comme demeure éternelle, si on en retranchait la maladie et la mort. Ne leur parlez point de sainteté , de charité, de dévouement : ces mots leur paraissent insignifiants , sinon absurdes. Ils estiment la science pour ses applications à la vie usuelle ; les sciences physiques et mécaniques en sont l'apogée. Quant à la vérité, ils ne la distinguent point de la réalité, ils ne soupçonnent rien au-delà du phénomène. Ils apprécient les arts par la même mesure, l'idéal est une abstraction ou une rêverie des cerveaux creux, c'est la folie des artistes. En un mot, le goût du fini et la gravitation

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tarrasire animent ces hottunet ; tout ce qa*ils sentait, dénrenl , pensent, disent et font, est Buurqné de cette tendance ; la matière possède lenreoBor, et il j n entre en et les premiers la dislaneeda dd à la terre.

L*infinl, dans son rapport avec k volonté, Ini ap* parait comme le bien souverain, comme la soinv de tout bien. Qr, le bien est Tobjet propre de la volonté, dont le mouvement naturel est de le cbercher pour en jouir. Si donc l*âme communique surtout tvec TinGni par la volonté, die reçoit l'impression du Bien absolu , elle en acquiert le sentiment et ridée, elle en conçoit le désir et Tamour. De-là deux tendances profondes du cœur humain, qui aspirent au même but par des voies souvent diverses, savoir : le besoin de la perfection morale ou du Bien absolu, et celui d'une jouissance sans borneSy qui peut seule satisfaire Vimmensité du désir de rhomme. L'identification du bien moral et du bonheur fait le souTerain bien.

Tons le$ hommes aiment le bien , tons ehercbent le bonheur, tons croient tnmTcr le hîen dans le bonheur ; deu effd dans le TeritaUe bonheur se tronTc nécessairMMUIIe TTÙ bien ; mab ik conçoÎTent différemment le hoidiMT « d ict rommenee la diTer^gmce entre le bien

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