PARTIE I>SYCBOLOGlQ(J£. — CHAP. V
moral et le bien-être. Un bieii, dans le sens le plui^ géné^ rai , est ce qoi procure une jonissance , €t cela seul ^neus fait jouir, qui contente un besoin on un désir de notre existence. Mais notre existence est complexe , c*est une synthèse de deux natures qui ne s'accordent pas toujours dans leurs tendances et dans leurs lois. De là une crise où la Yoionté doit décider, et comme la volonté ne veut en définitive et ne peut vouloir que le bien , elle jugera d'après la notion qu'elle aura du bien , et ainsi la conduite et la moralité de l'individu dépendront de sa •connaissance do bien et du mal , ou de l'idée qu'il aura conçne du bien véritable defbomme. S'il ne vit que par le corps, il fie connaîtra que le bien du corps , la jouissance physique , ou du moins il la mettra au-dessus de tout, et sa morale sera l'art de jouir. S'il a commencé à vivre dans sa nature psychique, il apprendra à connaitre une autre espèce de jouissance , la jouissance du cœur , et dès-lors sa volonté pourra choisir entre deux biens, dont l'un est conforme à la nature du corps et lautre à celle de Tàme. S'il y a deux sortes de biens, il y a deux sortes de bonheur ; car le bonheur est toajours dans la jouissance d'un bien ; et ainsi il faudra, ou que les d^x parties de nous-mème soient en lutte , ce qui est un mal ; ou qu elles s'accordent pour jouir ensemble dans une proportion donnée , ce qui est la fin dede l'homme , puisqu'il a été créé en âme et en corps et à l'image de Dieu. Mais cette harmonie ne peut s'établir que par la hiérarchie des deux termes , conformément au vrai rapport de leur création. Comment reconnaitre ce rapport? Qui nous apprendra lequel doit régner, deTàim ou du
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eorpt ? Celui-là seul qui a créé rame et le ciwps, dfiki 1 unis pour en faire un homme. Hais pour eda fl M que nous entrions en oommeroe airee lui, qa*il agiae ■ nous par sa parole ; il faut que notre àme, leoetantlifr pression et le a^itiment de Finfini , aeqpiière à k foiik oonsdenee de sa haute nature, et lacomMÛBWuaceésBfr fini lui-même, autant qu'elle peut le concevoir* Dès ksk principeélant donné, la hiérarchie s^établit, rame , TàMe agit sur le corps ; el Dieu sa vie, sa lumière etsa loi, iceorpa tiwneéai rame œ qui le vivifie, rédaire d le guMicirnsL I^ ■>■ verain hien de F àme est Dieu, ae lévéhat à cDe cssm Bien absolu; et lecorps Ini-nteeae jenk de imt leMa dont il est capable, qw s*il est soHHB à la dmeUsnè Fime etsoutom par die. AlenaeÉkanilIn vcrtadk bonheur se confondent.
IMs que la volonté a été mise en OMumBnniîoB am liufinùelleneconDail plus de tenue à sont désîr.cIîevpiR au bien »upi>Nne« et <î cUe persiste dans la fci ^mi Taltariie à l>ieu« 51 elle suit sa pirole et observa {«s cwasBandeaamts^fUe manth^n de proerès en proaôdHHla voie da Umu fî Fiitfnl qn'f lli i amum Ti nflMBim if !■ p<mii $an$<<«irenaiantdin>hcarndredelavi!]Ei^i:fie meA MntiMile dTeUeasMap qn actant qn'dle s'sfgimdbe dr cr httUavMl KM^kinK otvia: Aie cette Bcmnr du ôrL diF «Rrt hsMulMir |ar b cvntparKSMB de ce ^~ek cs( aver v i|« riW diMl <ctY. Jk^Bfsc J» Sûtf cnècHtn .avwir lien ïà. ta^mn li kcr nnSe qpKàfiircàMii«ràiBre:Bi^iHft«iidr è<i^wxsmsrt cvwmf ks astres «aft iisif de 4rlllMr «mrar de ^ Mdbvnw.dela
PAKTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. V. 529
' pourvu qu'ils arrivent à leur fin , ou plutôt pour y arri- ^ ver. « Ou souffrir ou mourir, » s'écriait sainte Thérèse, ' et ceux-là seuls la comprendront qui ont commencé à - marcher parla même voie. L'immense bienfait du christianisme est d'avoir rapproché de la faiblesse humaine ridéal du souverain Bien. Par cette condescendance de Dieu , qui a daigné se faire homme pour instruire , guérir et sauver l'humanité , il a été plus facile à l'homme de «sentir, de connaître, d'aimer et de pratiquer le bien véritable. La religion chrétienne, telle qu'elle est enseignée par l'Église, est le pédagogue des enfants de Dieu; elle les reçoit à leur naissance, les régénère, les nourrit, les développe , les perfectionne et les porte jusque dans le sein du Père. Elle leur apprend dès le bas âge à connaître et à aimer le Bien par excellence, et elle n'a point de relâche qu'elle ne les ait unis indissolublement à Dieu, par la donation de leur liberté et le sacrifice de leur personne.
Mais si le cœur, que la foi a mis en rapport avec Dieu, s'en détourne et cherche son bonheur ailleurs , alors ce qu'il a reçu pour son bien devient son tourment; car, dévoré qu'il est par le besoin de l'infini et le demandant aux choses limitées, il s'agitera sans cesse pour jouir, pour jouir infiniment, et sans cesse se heurtant aux bornes du fini, il retombera sur lui-même dans le désespoir et avec dégoût. C'est la fin de toutes les passions humaines pour les âmes fortes et infidèles à Dieu. Il leur faut de grands mécomptes, de cruelles épreuves, pour les désabuser de l'enchantement du monde et d'elles-mêmes » et les ramener à celui qui peut seul leur donner la gloire I. 34
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science est en nous et à noas ; elle est un produit do rapport de notre esprit a^ec le vrai; elle est d'autant plos exacte et plus certaine, qu'elle tient daTaotage de Tobjet, qu'elle en est plus l'image et le fruit. Be là sa valeur objectiTe ; nous ne pouvons YtûMriarer légitimement, ou l'appliquer hors de nous, que par la Tcrta de l'objet qu'elle porte en elle, et, dans ce cas, nous renvoyons au dehors la lumière que notre esprit en a reçue dans la conception de l'idée. Pour que Tidée smt valable, il faut qu'elle soit réellement engendrée en nous par l'objet. Elle le représente comme un enfant re^t>dait son père, non-seulement par la ressemblance extérieure, mais encore par le mouyement et la vie. On ne pent donc eonccToir une idée sans être pénétré par Faction de son objet. Or, si l'idée de la vérité universelle se trouve dans l'homme , s'il reconnaît au-dessus des réalités contingentes et finies une vérité éternelle et sans bornes d'où elles dérivent , si cette idée ne trouve dans le monde sensible rien qui lui corresponde , si Timaginatiou Di rabstraction ne peuvent la produire ; à cette idée comme à toute autre il faudra un objet , un être qui la produise , dont elle soit la fille, l'image, et quiTengendre dans notre âme. Cet objet est Tinfini même, qui daigne se communiquer aux hommes par sa parole, par sa lumière, par telle autre forme qu'il veut employer; et quand, dans l'homme auquel il se révèle, Vintelligence domine, l'infini s'y pose surtout en idée ou sous la forme scientifique. Ceux qui ont eu le bonheur de goûter dès Fenfance la parole de vérité , ont acquis dans et par ce goût le sentiment de I infini ou de la vérité universelle. Ce sentiment