PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CMAP. II
ce qu'ils veulent, ou sans vouloir bien ce qu'ils savent, s'embarrassent dans leurs propres raisonnements, et plus ils aperçoivent de raisons et de motifs , moins ils savent que faire, n'ayant pas la force de se résoudre. Sons ce rapport les femmes l'emportent souvent sur les honmies. Elles ont moins d'intelligence , elles pensent moins , elles sentent plus , elles veulent plus vite, davantage et mieux, c'est-à-dire avec plus de constance et de ténacité. C'est pourquoi la victoire leur reste presque toujours avec le temps , quand leur volonté est en collision avec celle de l'bomme.
La volonté est le chef naturel de nos facultés ; die les met en exercice et préside à leurs opérations. Nous pensons parce que nous voulons penser; il faut un acte exprès de la volonté pour fixer l'attention sur un point et l'y maintenir. Par la volonté nous reproduisons dans le miroir de l'imagination l'objet que nous avons besoin d'examiner ou que nous aimons à contempler. Un effort volontaire est nécessaire pour diriger tel sens vers une chose extérieure, ou le mettre dans la disposition propre à en recevoir l'action. C'est la volonté qui meut le corps et ses membres , toutes les fois qu'ils sont employés à réaliser un désir ou une pensée. Même dans Tétat de passivité , la volonté exerce encore sa suprématie , sinon par l'impulsicm et la direction, au moins par son acquiescement , par son consentement. Nous ne pouvons nous empêcher de recevoir telle influence, de sentir telle impression , mais nous pouvons accepter ou n'accepter pas ce que nous éprouvons, et de là une immense différence
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