PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. II
qu'elle émane d'un foyer qui ne défaille jamais. Par une voie ou par une autre , nous poursuivons sans cesse Tunique objet de notre désir unique , la vie , et nous cberchons par tous les moyens à augmenter notre existence en intensité comme en extension. Yoilà encore un de ces faits psychologiques qui, bien constaté et soigneusement analysé, peut fournir à Tinduction une base pour établir Timmortalité de Vàme , ou au moins des données précieuses qui servent à la solution de cette haute question.
Avec la faim de Fâme, avec le besoin de recevoir à tous les instants l'aliment de sa vie, l'homme a la réceptivité et le sentiment de l'action objective qui doit lui transmettre ce que son besoin réclame^ et ii a aussi le pouvoir de réagir vers cette action ou la spontanéité. L*âme humaine ne peut élre atteinte dans son fond que par l'action divine ; mais^ comme nature intelligente unie à un corps , elle est exposée à des influences secondaires ^ et c'est à leur égard qu'elle exerce le plus souvent son pouvoir d'admettre ou de repouçser. Elle peut réagir positivement ou négativement vers tout agent qui cherche à entrer en communication avec elle, et c'est ce pouvoir sublime, mais terrible, fondé sur le besoin de vivre, qui constitue la liberté métaphysique^ racine de toute liberté humaine.
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