PARTIE P8TCHOLOOIQUE. — ClÎAP. III. Ill
S fiiait beau. Elle aime naturellement ce qui lui repré-
I «te ridéal du bien , de la vérité, de la justice , de la
II teanté ; et si ce noble instinct est éveillé en elle de bonne f knre et convenablement développé , il la disposera à ce a\ qù est grand, noble, généreux , à tout ce qui est divin. ë Cet instinct est à Fâme ce que la faim est au corps ; il réfli dune la nourriture spirituelle, la parole de vie dont elle i ibesoin pour s'accroître et se fortifier. L'éducation doit li i»e s'emparer, aussitôt qu'il lui est possible, de cette 1^ tendance sublime, racine de la religion , de la science !i dde Fart; elle doit s'en emparer pour la diriger vers
Dieu, son but véritable, et afin de la préserver des écart» p.: eu les sens et Timagination Fentraineront infaillible* ri lent, si elle est abandonnée à elle-même. Rousseau ! dit ane parole insensée, quand il affirme d'une manière I* si tranchante qu'on ne doit point parler de Dieu et de i| idigi«n à reofant avant làge de quinze ans , sous pré- ^ texte qa avant cet âge sa raison n'est point capable de s ««prendre et de juger les choses religieuses. Certes, i i*]! fant attendre , pour lui annoncer le nom de Dieu, f f&'il comprenne Dieu, il faudrait ne lui en parler jamais. ïi laisser croître l'homme jusqu'à quinze ans sans parole I #rine, c'est le rendre incapable de la recevoir plus tard ; tj cest donner libre carrière à tous les instincts du corps, à J tous les appétits de l'animal , qui tourneront en passions I fur le feu de la jeunesse. A cet âge l'homme a déjà pris
3**0M on peut bien encore le redresser , mais on ne le *^a point au fond , et sauf les cas extraordinaires
t *'* grâce, il est trop tard pour le greffer de la vie
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