PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GilAP. III
cule sans vertu si les mots sacramentels ne s'y appliquent. Qu'après cela l'âme de l'enfant , réconciliée avec Dieu , remise en rapport avec le ciel par la participation au sang de Jésus-Christ , bien qu'elle n'en ait point conscience , pidsse recevoir des influences célestes , imperceptibles à nos sens, et être aidée dans son premier développement par de tels secours , c est ce qui n'est point contestable. Il restera toujours vrai que sa réaction , ou la manifestation primitive de son instinct supérieur, sera consécutive à la réception de ces influences et déterminée par elles.
Dès que nous commençons à vivre et tant que nous vivons, l'âme est en acte et cherche à se manifester. L'instinct animal n'agit jamais seul, pas même dans l'enfant au berceau , pas même dans l'insensé ou l'idiot. Il 7 a toujours trace d'âme dans un homme vivant, quelque grossier qu'il soit. C'est ce qui rend l'homme le plus ample encore bien supérieur à l'animal. L'enfant qui ne parle point n'a ni conscience , ni pensée , ni réflexion j et cependant son intelligence rayonne déjà par moments, par éclairs, dans ses yeux, dans sa physionomie, dans ses mouvements. Il en est de même des affections de l'âme. U se répand parfois sur le visage des enfants je ne sais quelle teinte du ciel , quelle auréole d'amour et de grâce, qui les rend extrêmement aimables et excite vivement la sympathie. Leur sourire a quelque chose de divin et paraît être comme une réaction naturelle, une réponse naïve aux célestes influences qui louchent déjà leur âme. C'est, avec les larmes, la première manifestation de la nature psychique. La volonté se mon- I. 8
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