‹ Philosophie moraleChapitre 50 sur 224 · PARTIE PSTGHOLOGIQUE. -^ CHAP. III · texte numérisé non relu

PARTIE PSTGHOLOGIQUE. -^ CHAP. III

perpétuer ; instinci de la reproduction y de la gé^ némtion, natura reproductrix .

C'est l'âme qui fait son corps ^ a dit Stahl ; cela veut dire que l'âme, principe subjectif de l'existeoee humaiofi, étaat unie à uoe substance terrestre , par ropératîonde la vie^ dirige le développement du coi*ps et l'organise d'une manière analogue à la nature, aux facultés et à la destination de Fètre auquel il doit servir d'instrument. La raison der-* niére de tout organisme vivant est donc dans le principe subjectif de l'être ou dans son germe, qui produit suivant son espèce. Du reste, à ce premier degré de son activité^ Tâme n'a point conscience de ce qu'elle iaXi. Elle opère sous la seule impulsion de la nature et de la manière la plus obscure^ soit dans le seiq maternel, soit durant les autres périodes d accroissement. Le travail de la formation organique ne se révèle que par un sentiment sourd et par certaines dispositions qui en provienne&t«

La vie n'est point une abstraction ; elle est au contraire le principe de la réalisation, la première des réalités. Dans tout être vivant il y a un foyer, une base capable de recevoir la vivification , et de se développer en réagissant vers ce qui ractionne. C'est le centre, dans la spbère qu'il forme par son rayonnement barmo-

nique. Ainsi Tètre passe en existence, par une progression continue, par un déploiement successif ; il se poœ hors de lui dans une forme qui devient son moyen d'action et d'expression. Cette forme, qui constitoe son enveloppe ou son corps, dépend de deux conditions principales : d'un côté, du centre ou du principe subjectif dont elle émane ; de 1* autre, du monde où ce principe vit , avec lequel il est en rapport et où il puise les éléments objectifs de son existence et les aliments dont il la répare et l'augmente. Si la forme ne dépendait que du monde externe , tous les organismes d'un m6me monde se ressembleraient , puisque les forces et les lois de la nature sont générales et constantes. La dÎYersité si remarquable des êtres vient surtout de la différence da principe subjectif de chacune. Ce principe, en raison de Ha nature et de sa constitution, entre en rapport avec telle splière, tel règne, tels éléments, avec les existences les plus analogues à la sienne ; c'est-à-dire que chaque semonce ou germe produit ou se développe selon son OK|)6oo. Qu'est-ce qui fait le genre et l'espèce? à coup si\r et', u est point 1 homme ni sa raison. Les genres et loH es|H>ce^ des choses, telles que nous les voyons dans la nature, se |>erpétuant et ne se confondant januds, ont leur raison linale dans la création même, et par consé- «lueni dans les idées du Créateur, idées étemelles comme Lui, et dont les existences de ce monde sont des réalisations |>assag^res. lÀ est le fondement de l'idéalisme vrai, du platonisme rectifié et illuminé par le christiaiiisine. \m idt^'s divines ne sont ni des formes générales, ni des nhslractious; elles sont les conceptions impérissables de

Page 1