‹ Philosophie moraleChapitre 58 sur 224 · FARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. III · texte numérisé non relu

FARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. III

fnarqaables, en les comparant à ceux des autres nations , par l'intensité de l'abstraction et le vague de la théorie. Au besoin du mouyement , quand il a été satisfait , succède le sentiment de la fatigue , qui amène le désir instinctif du repos, mot qui exprime parfaitement la tendance de Tètre vivant à rentrer en lui , dans son fond , pour s'y poser de nouveau et s'y refaire. Dès que ce nouveau besoin est senti , il faut éviter de mettre le corps ou Tesprit en activité ; sinon on les use davantage en les forçant d'agir quand ils y répugnent. La volonté peut sans doute les y contraindre par un redoublement d'énei^e, ou en s'aidant de moyens artificiels pour les stimuler, comme cela arrive quelquefois dans la presse des affaires ou dans le zèle de l'étude ; mais ce n'est jamais impunément. C'est surtout avec les enfants qu'il faut avoir égard à la mesure des forces dans Tinstructien qu'on leur donne et le travail qu'on leur impose. Il se développe parfois en quelques-uns une telle ardeur d'étude, une telle soif de connaître, qu'ils s'y abandonnent avee tout l'entrainement de leur âge , au détriment de leurs besoins physiques ; et si on les laisse aller, ils s'épuisent en peu de temps , comme une fleur précoce ou une plante poussée en serre chaude. L'instituteur doit avoir soin de proportionner l'instruction au degré des enfants , de ne pas les tenir tendus trop longtemps sur un même objet , et surtout de ne point exciter de nouveau avec trop de vivacité leur attention , déjà fatiguée par le travail. Il faut un temps de relâche pour rafraîchir l'esprit et le reposer. Il faut souvent savoir perdre du temps pour en gagner, comme on recule pour

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miauL nuter. L'enfant a besoin parfois de ne rien fairei et de regarder dans le blane, comme on dit Tulgairemeat. C'est, aTec le sommdL, le repos de la nature, où ellere- {wend haleine et f cvce poor on déTeloppement nonveau. Tout ce qoi ¥it en ce monde est soumis àcettealtematlTe. L'existence sentretenant par Faclion et la réaction, elle est successîTement actiTc et paaâTc, donnant et leœ- Tant , oiialant et absorbant, par conséquent en mouvement et en repos.

Le besoin du sommeil et rinstinet qui en résulte ont une très-grande action sur l'esprit et la v<dontëy dont Texercice affaibli, entrayé par la somnolence et Tassoupissemeat j est totalement suspendu dans le sommeil profond ; ce qui amène la cessatioD de la conscience du moi. L^influence du sommeil sur rhomme moral se fait encore sentir de deux ma-nières , d'abord par les rêves et les songes qui modifient notre disposition au réveil, et ensuite par le rafraîchissement et la force que le sommeil donne à rame aussi bien qu*au corps ; ce qui la remet en état d'exercer ses facultés.

Le tait caractéristique du sommeil dans Tbomme, c'est la perte de la cousoieace* du moi « qui s'affaiblit insensiblement à mesure que le sommeil devient plus profond. La somnolence et Tascioupîsseraeut sont des degrés intermédiaires « le passage de la \eille au sommeil : c'est pour-

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