PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. III
imagination d'ane impression éprouvée au moment ||ae dans le corps ou dans F âme , ou par la reproduc-
Ede œ que nous ayons senti , pensé ou fait pendant Ole. Le premier cas est le plus important , à cause de oenoe qu'il a sur le moral. On distingue eùcore les |Hige8de cette espèce par la cause qui les produit. Quand ItosoDt excitées par une impression physique, agréable ■déBigréable, c'est un rêve. Ainsi une digestion pénible, gdiedans la circulation, une sécrétion entravée, une ition qui se forme , un virus qui couve , une seni de froid ou de chaud , une douleur quelconque exit dans notre aitendement des tableaux analogues et ioa moins terribles ; ce qui amène le cauchemar et suites. Le sommeil alors est agité , pénible , angois- :; il fatigue au lieu de réparer, il jette l'âme dans la ition, dans le découragement. Au réveil, elle est de terreur, d'irritation , de mauvaise humeur. h Hais cette modification du moral est bien plus profonde pMles scmges, quand les tableaux formés dans TimaginaklB pendant le sommeil sont les reflets , non d'une sen- Mma du corps , mais d'un sentiment de l'âme , touchée prône influence surnaturelle et divine. Si nous recevons k impressions de ce genre pendant la veille , par exemf^ dans les bons mouvements de la conscience morale , htt les inspirations du génie et du talent , pourquoi 'ai éfn^ouverions - nous pas aussi durant le sommeil , Ittnd ks facultés inférieures ne s'agitent plus , quand ft nifion se tait , quand la volonté propre est suspen- ^ ) et que l'âme plus passive est par cela même plus ^«rie à l'action supérieure. Partout et dans tous les
fre^ ce qui lui manque et jusqu'à un certain poigiB comment il peut être soulagé. L'organisme réagit: spontanément contre la cause morbide, soit poiv l'expulser, soit pour en atténuer les effets. C'est l'instinct de la conservation ap|)liqué au rétablissement de rharmonie des fonctions vitales : la na^ ture cherche à se délivrer de ce qui gêne son développement. Il y a quelque chosip de divinatoire dam les pressentiments^ les mouvements et toute la manière d'être du malade, surtout quand la ré* flexion ne s'y mêle point. Chaque espèce de maladie à son instinct particulier qui modifie le caractère et la tournure d'esprit du sujet. Les différentes périodes de la maladie amènent aussi dans le moral des changements analogues.
L'instinct médicateur, si Ton peut l'appeler ainsi, n'est qu'un mode , une forme de l'instinct conservateur. Que l'organisme soit sain ou malade, il y a toujours en lui une tendance naturelle à se conserver; seulement, dans le cas de maladie, cette tendance se prononce davantage ; elle se spécialfse dans son effort pour combattre la cause perturbatrice des foDctions. Combien alors la nature est ingénieuse à chercher les moyens de se soolager , et par combien de voies elle essaie d'expulser le principe du mal! C'est une véritable lutte à mort entre ce principe et le foyer de la vie organique ; lutte qui se juge par des crises successives et diverses , suivant les vicissitudes du combat et les forces des adversaires. Ici