‹ Philosophie moraleChapitre 64 sur 224 · PARTIE PSTCHOIX)GIQCJE. — GHAP. III · texte numérisé non relu

PARTIE PSTCHOIX)GIQCJE. — GHAP. III

établit une différence bien tranchée entre les deux parties du genre humain. Chaque sexe^ en raison de sa destination et de ses fonctions^ a une constitution et une organisation propres^ qui lui impriment une tendance spéciale^ et celle-ci se manifeste nonseulement dans la forme et par la vie du corps , mais encore dans l'exercice des facultés intellectuelles, daps les sentiments et les affections du cœur, dans tous les mouvements de la volonté.

L'homme est homme, la femme est femme par toutes les parties de lear exist^ce, et, bien qu'ils aient Tun et r antre les caractères génériques de l'humanité, ils sont cependant spécifiquement distincts, et ne peuvent se confondre sans se dégrader. On ne peut bien comprendre les modifications remarquables imprimées par le sexe qu'en le considérant dans son caractère propre , dans Vidée qui en fait la différence spécifique, et non pas seulement dans sa forme et ses moyens organiques , si variés dans les règnes de la nature et toujours relatifs à la constitution de chaque genre.

La vie de chaque être, le procédé vital résulte de Faction de deux forces essentielles : l'attraction et l'expan-^ sion , qui se combinent en des proportions diverses, et dont chacune, quand elle prépondère, imprime son ca^ ractère au développement et à la forme de l'existence. Là où l'attradion domine, il y a nécessairement une disposition plus marquée à la concentration , par conséquent plus de réceptivité , plus d'impressionabilité , phis de retour sur soi-même, plus de force d'absorption et

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d'awimîlalion , plus de recueilkmenl , un dénr plu vif d attirer, de posséder en soi et de Tiyre au dedans. De là dériTent les dispositions principales de la fenaane, et ainsi les penchants naturds qui indinent sa Toimilé nn les manières d'être et d'agir pro|»«s,à wn sexe. Dans ton ses désirs , dans toutes ses affections, il 7 a toajoon ai fond cette tendance d'attirer à elle pour posséder et pour aimer. Quand elle se donne an deiiors c est pour tenir sa dedans ; elle règne par l'attrait on l'allracl, empire de doaœnr, de persuasion , et le meilleur de tous. Par cela même qu'elle tend à tout ramener au dedans, elle n*e8i point propre, dans la famille ni dans la société, aa goavenisment extérieur; et quand elle s 7 applique , c'est tXMqoon au détriment de son caractère ci avec perte de ses avantages naturels. Sa qualité la plus remarquable , et ainâ sa principale Tcrtu, parce qu elle est la plus ciHiformeà sa nature , c est la patience , d'où nait son courage d'un côté, et sa douceur de 1 autre. £n général, la femme soutient mieux que T homme la douleur, et surtout la douleur morale ; elle a un don admirable de support et de réceptivité : elle plie sous le poids, mais elle ne rompt pas ; elle s'eufonce en elle-même , et dévore sa peine ; elle absorbe beaucoup de mal par sa résignation, et, sous ce rapport elle rend un immense service à l'homanité. Dans les grandes infortunes , elle a ordinairement plus de force véritable que l'homme , non cette violence qui veut reuTerser tout d un coup les (d^stades et s*y brise le plus souvent ; mais une force de coostance qui résiste aux difiicultés renaissantes, ne se laisse point accabler par la fortune, et attend patienmient avec

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