PARTIE PSYCHOLOGIQtJE. ~ CHAP. III
quel les drcoiistances où le corps est placé ajoutent ensore lear actioa. Mais ce qui n^est pas moins évident [M>or tont homme qui sait obserrer, c*est que c«s in- Inences sont purement extérieures, et qu*ainsi, tont en fuyant modifier considérablement la vie et sa direction , elles n'en constituent point le principe ni les éléments intrinsèques. Ce qui revient à dire qu'il y a une ooQSlltQtion psychique, comme il y a une constitution physiqne, et que tout ce que nous sommes et devenons, moaralement et physiquement, a sa raison composée dans L'essence du principe interne, qui fait le fond de notre fttre et qu'on appelle âme , et dans la nature de l'organisme, qui lui sert de véhicule et d'instrument. Les deux parties de notre existence ne peuvent rien l'une sans l'autre; la vie humaine ne s'établit et ne subsiste que par leur union , et c'est pourquoi on a été porté de tout temps à les confondre et à les identifier. De là tous les systèmes spiritualistes et matérialistes.
L'état moral et intellectuel de chaque homme dépend surtout de la semence psychique qu'il porte en lui ; semence qui contient en puissance les fruits de sou espèce, comme toute semence, et qui , quoique divine par son origine , est cependant puissamment modifiée par la mam^ dont elle arrive en ce monde. Les enfants ressemblent à leurs parents , non- seulement par la forme du corps, par les allures et les habitudes de la vie physique, mais encore par les dispositions du cœur et de l'esprit. Une des causes les plus efficaces de ce que nous sommes est certainement l'état habituel ou accidentel de nos ascendants, et surtout de ceux dont nous dérivons
\iii PUILOSOPUI£ MORALE.
appelés simples ou élémentaires, bien que chimiquement composés; tels les tissus nerveux, fibreux, osseoi, musculaire, dermoïde, etc. La nature agit par des systèmes vivants, par des ensembles, et ainsi, pour expliquer ce qui vit , on est obligé de s'en tenir aux moyens complexes par lesquels elle opère. Dépasser cette limite, c est dissoudre les unités réelles, et par conséquent s' ôter les moyens de saisir les rapports naturels. Les théories iatro-chimiques n*ont pas été plus heureuses, dans leurs explications des phénomènes de la vie et de la maladie, que les systèmes purement physiques et mécaniques. (Test pourquoi, en ce qui concerne les tempéraments, nous nous eu tenons à la doctrine des anciens, qui nous semble fondée en nature et que les observatioDS de nos jours ne nous paraissent pas avoir renversée. Les additions modernes ne sont pas benreases. On a pris |)our des tempéraments particuliers Teiudtation de tel système organique. De cette manière on aoiait pu distinguer autant de tempéraments nouveaux qa il peat y avoir dorgaaes prédominants dans Tétat de santé, et surtout dans l*etat de maladie. Ainsi le tempérament qu on anomiuê LUlCêù.i>.ie n est à nos yenx qu'nne constitution Ivir'loaUcre dcs ocrps ou le système mnscalaire est en plus. Celui qu oa appelle n'f^nreux est une plus grande tU'iUbilitt? des nc:i>. produite *-Hi au nM>i us augmentée ivii plusieurs cdiises externes.
la \oloii:c csc dons une f-osiiion et 50cs des influences tK's-vinvTk-s, siii^i-i: I<f icaiptronient du corps auquel elle c'st unu*. 5d LUdjLcTï dctn? ec d'j^îir habituelle en ^TA prvuoùùvfr.v'u: acïevue. et' qui coutribuera à déler-