‹ Philosophie moraleChapitre 69 sur 224 · PARTIE PAYCHOLOGIQUE. — CHAP. III · texte numérisé non relu

PARTIE PAYCHOLOGIQUE. — CHAP. III

moins excitables et la Gbre musculaire moins contraciile. L'esprit est mou comme le corps. La sensibilité est obtuse^ l'imagination terne ^ la pensée lente et peu pénétrante ; les désirs froids et tournés le plus ordinairement vers les choses physiques. Il y a en général dans les hommes de ce tempérament peu d'élévation d'esprit et de cœur. Le mélancolique^ en qui domine Taride^ le sec ou Télément terreux 9 est surtout porté à la concentration. Il n'aime naturellement ni la lumière, ni la manifestation» Il enfouit en lui ce qu'il sait, pense et veut. U réagit difficilement au dehors ; mais, quand il est poussé à sortir de lui, sa réaction est violente^ terrible. La réflexion est le trait distinctif de son es«<prit , et l'égoïsme le plus profond est la tendance de sa volonté.

Le tempérament phlegmatique a donné son nom au caractère qai lui correspond. Le phlegmatique est an hcmune froid, qui s'émeut et se meut dijE&cUement , et dont la sensibilité est aussi inerte qw l'activité. Ce qui domine en lui , c'est la tendance au repos , à Timmobilité, l'inertie. Comme l'eau, il stagne quand on ne lai donne point une pente, et il putréfie. Il vit sous l'influence prépondérante de l'attraction terrestre. Comme Télément qui domine en lai et qai n'agit que par sa pesanteur, il n'agit aussi le plus souvent que par des motifs inférieurs et pour des fins terrestres. Incapable de s'élever au dessus de la vie commune, il n'aime point ce qui dépasse son niveau , il veut qu'on aille terre à terre.

t6G PHILOSOPHIE MORALE.

Il ne conçoit pas qu*on s'agite ou s'éTcrtoe pour un idèaK Les hautes idées lui paraissent des imaginations Tides« de vaines abstractions; tout enthousiasme est une ei^altation juTênile. un transport d'enfant. II ne connait rien de plus digne de Tamour et de la recherche d^un ^ti^ raisonnable que le solide , le positif de la ^e, savoir, la satisfaction convenable de tous les besoins du corps et ce qui peut contriboer à la proGur^. Acquérir pour jouir* puis }ouir de ce qu'on a acquis, voilà sa perfection. 11 n est pas nécessaire de montra qu une triW dîspc^ition est peu favorable an dévdop- ^ettcvit intrikvtuel 1 1 monl . qn^cntrave en entre une Of»ms;itioiii bk4>. empdtee. c^>^?^ ^ liquides et de Mic$. aktts '^alts ctudeor* sas nerf et sans ressort, la fivrv^ d ieiertie tiect It^n de lameni anx hranmes de ce cviTKCènr- l.<rur jvrî^v^risce est de rimmobilité, leor fertusece csC v*^^^"^ :.x:;ocrs oe r-?ç£xtntretê. Les Pays-

l e îeatçym^fîît asevoziLVCirae «t cdoi qui porte le |<J5^ i \i vvncetirîtiu^ct. u-a r*:cir nster dus le calme ^r« '. ,'j^etcif vVotTîe je rc^-^-ieir^ > mirs n contraire poor s iîit^fr ict ite*ii3* ec > }i ir^':rîr. Le* anciens Tattri- NxoL^^: i l i\S:s iutts !es ^trawar? *f sue bile noire, *jt u^hf M^^tihu' . ^rxi î^îcit e^A ^rj-'eîBii: àf h rate, comme j1 >ia." aa-îc iu «,^0. los m-^àenes Ti^idaiettent point vvcx'^ i:r*t^itc , :ic ,^î:c vovcmt it Ji nce. dont an reste \As h* sa^t^'tc ^c« u^r^r Js^tt a.-. ?ft iit mrâBS ne lui ont- ^fcs ^?^te^ ctKvtv J5«<vr^.* i-uts ■ itvouam: ^wrr^fc^y un rôle JtKUivtfev' i s^M ^v.hurm: i >;i 7^*ï<î:n.m :K i b multitude A' ^.1i:^^Ktv «Ml iio ,xi -ji-^x^î-n* TTîSguif IV Topinion

Page 1