‹ Philosophie moraleChapitre 71 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. III · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — GHAP. III

pour ce qpi est souterrain, mystérieux, infernal. Ces esprits sont poussés à scruter le fond des choses, ce qu'il y a de plus obscur dans les existences, et ils aiment à se perdre dans les ténèbres. Cette manière d'être dispose singulièrement à la folie , à la monomanie , qui se produit par la prédominance d'une idée fixe , par la concentration, de Fesprit et de la volonté sur un seul objet. Saûl, tel que l'Ecriture nous le dépeint, parait avoir eu cette complexion ; Tibère en est un autre type. Nous la retrouvons bien marquée dans le sombre Louis XI; J.-J. Rousseau nous offre encore un caractère de ce genre , qui s'est développé avec l'âge et a fini par le rendre fou. De là ses bizarreries, sa misanthropie, ses défiances de tout le monde, même de ceux qui lui avaient fait le plus de bien^ ce qui le rendit presque toujours ingrat; et enfin cette opinion p(N*tée dans son esprit jusqu'à la démence, que tous les hommes étaient ligués pour le perdre. Ainsi s'expliquent ses malheurs et ses fautes. Son tempérament , dont lia été le jouet, a faussé son esprit et son caractère, et certainement ces théories paradoxales qui dépravent l'honmie à plaisir en le ravalant au niveau de l'animal , qui calomnient «tanathématisent la société, en en montrant si énergiquement les abus sans en faire ressortir les avantages, ces théories qui ont eu tant d'influence et une influence si funeste sur son siècle à cause de l'éloquence du rêveur, et de la singularité même de ses rêveries » ^'étaient autre chose que l'expression du caractère mélancolique de Jean-Jacques, et comme une distillation de son atrabile. Exemple frappant de rinfluence qu'un homme peut exercer sur sa propre destinée et sur celle

(lo Hos contemporains, de son siècle et par suite de Thumanitt^ ontii''n\ à mesure que son acUon va retentir plus loin! Otto influence, qui pouvait être si efficace pour lo bien, est devenue un instrument énergique du mal, |mr la pn^lominance d*uue humeur noire, par le triomphe du tcm|H'rament sur la volonté. La même remarque pourrait s'appliquer jusqu à un certain point à lord Byron.

l/;i{;\' intUio notablement sur U mainière d'être H %ra};ir« l.Vnfant* dont ror^nisatioa n^est point aohotvei on qui la lymphe prédomine , est ab- ;^^rlv |Mr lc$ ntVe^sîiè? du corps. 11 ne peut guère exoiwr qxîo l?f^ CnoxiUès mftrieures de Fesprit , les :^^ns. l mw;;îîwtio« . la nW moine. Il pense peu et « ^>iî ^vv'^î î'îxvrv ciraK;: de touIoît aTec une 1"%':!^* ':vvr:;. l 'ii«,>50fc:î ^^ «his Tinfluence du >^^\\ * v:/,^;" V v>;rvvNoC':>rr.^r.: -ir? la puberté excite. 1^ sîxxur: y \>v :r,*y^^r<5vi:crMKf . plus TÎf, plus 4 :^v V , r\::< iu-îîv yjr > 5îfci::i«fat qu*il acquiert ^^' v,x •, *\\x :v»,:^xvn:^ Tr::> ^vciiint en lui-même^ î^^ *»^ .>,v s . '*x^-'< rc^ •:r*^' I^ >îC3eî5se. période ^v ,î ^v \"c* . v'.*' ,v i«ii:î»?5o;2i^ et de l'âge N\^ .i îo-..-- ^i^rf >ii.T-j:rT ^-,>f îe sang ou ** * ^ \r V vî » ,* Ac a ^^:î5Cii /emportent.

^ ' -^. it ,>v:<M.*n,^f il* il riênilude de

'^^ ^ . ' • ,:^x» .'.^rîit'.T. i itt^menter,

^ ^ '*'*'' «'i.iv<^ l'u s.^Ti e ,**"cw^ dèfiiillir;

Page 1