PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. III
sions des sens et réagit vers tout ce qui Faff ecte. De là sa mobilité et ses distractions continuelles. Par cela même elle est naiTe , ne pensant guère à ce qu'elle dit ni à ce qu'elle fait, et n'appréciant les personnes et les choses que par le plaisir ou la peiue qu'elle en retire. Elle est toute au présent , parce qu'elle oublie Tite le passé , et n'a pas encore la force de prévoir raVenir. Elle ne calcule peint les suites de ses actes. Bien que la conscience morale puisse être déyeloppée jusqu'à un certain point à cet âge, die ne s'applique cependant qu'aux choses de son d^ré et de sa sphère , dans l'enceinte de la famille ou du collège. L'enfant ne peut acquérir assez d'expérience des hommes et du monde pour agir ayec prudence dans la société. Sa volonté est trop sous l'impulsion de l'instinct, sous le joug du corps et dans l'entraînement des sens, pour être maîtresse d'elle-même et opérer librement. C'est pourquoi il n'a point encore de responsabilité sociale. Il est soumis au régime exceptionnel de la famille, où la tendresse et l'indulgence sont toujours prêtes à tempérer la rigueur de la justice.
Si l'enfant vit par les sens et dans le présent , le jeune homme Tit surtout par l'imagination et dans l'avenir , ce qui donne un tout autre caractère à son existence. La jeunesse a deux périodes. L'adolescence est dominée par la fièvre de puberté et les instincts qui en naissent. La surabondance de la vie physique et le travail organique qui s'opère dans l'individu à ce moment lui donnent de l'agitation, de Tinquiétude, des désirs vagues. Il se sent animé d'une force nouvelle dont il ne connaît point encore l'usage, et il l'essaie de toutes manières par
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les moavemeutsde sou corps, par les facultés de son esprit et Texercice de sa volonté. Il prend une certaine assarance en lui-même sans en avoir conscience ; il tend à se pos^ pour lui, et aiusi à s opposer à tout ce qui n'est pas lai. Il devient tranchant, brusque, rude, souvent grossier, même dans ses affections, parce que T instinct animal s'y mêle. Il est impatient d*agir, de se montrer, de paraître quelque chose ; il a hâte de vivre. Il se précipite vers lavenir, que son imagination lui peint de couleurs brillantes. Sa pensée et sa conduite sont sous Tinfluence de cette faculté , qui le charme par Fimage de la beauté, et lui fait tout apprécier par Fidéal de la forme et le plaisir qu eUe procure. C'est Fépoque de la rhétorique. Cet âge est du reste le plus difficile à diriger et à maîtriser: ce n est plus Fenfance, ce n est pas encore la jeunesse; tout y est miite, transitoire, fugace; on ne sait par où le saisir , ni ce qu on doit lui demander.
lii st:HH)nde partie de la jeunesse a un caractère plus dtkùdé. Kilo tient de Fàge viril dont elle approche ; c'est 1 auix>re do la maturité. La première fougue est passée, les sens et 1 imagination n'ont plus autant d'empire; FexixTieuco a détruit bien des illusions du premier âge ; la fascination du plaisir n est plus la même. La raison p^irlo et la volonté Fecouto jusqu'à un certain point avant dagir. Kilo ovnumonoo à aimer la vérité plus que la iHMuto. ot le goût du sohuo lui vient à mesure quelle a>aniV. iVost Io^ahiuo vÎo Li \io où Fhomme est le plus onUvpionaiit , lo pins haiili, parce qu il a trop d'ariKur pour nouUr do\aut io danger et pas assez d'ei- |K ru luv pour U ooiuiailro. ni do prudence pour l'éviter.