‹ Philosophie moraleChapitre 85 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

refodlemmit extérieur qu'elle éprouve incessamment, elle apprend à se mi^x connaître , et la conscience du moi se complète. Par là encore Tàme apprend à se corn** mander ; die agit ou se maintient à propos, selon que la faite, la justice ou la raison le demandent, et, par la forée morale qu'elle vient d'acquérir, elle échappe à l'entnlnement de l'instinct brutal, à l'emportement du désir a?eugle qui caractérisent l'activité animale.

Dans la période précëdente rintérêt dominait , et quoique la raison pût s'y adjoindre pour le modérer et lediscipliner, il donnait cependant Timpulsion, Iiç ton et la direction à l'activité. Maintenant Thomme s'éléye d'un degré ; son âme n'est plus autant sous rinfluence du corps. Les appétits physiques et les penchants qui en sortent ont encore de Tiufluence; ils se mêlent jusqu'à un certain point aux s^timents , aux désirs y aux affections et aux actes ; mais leur part est secondaire , et c'est la réflexion qui l'emporte. L'homme à ce degré agit en être raisonnable, en personne libre.

Si» pour qu'un rapport moral s'établisse entre les votoatés , il faut qu'elles se connaissent d'abord ; et si elles ne peuvent se connaître que par la conscience que chaoone acquiert de soi en opposition avec la volonté dei antres ; il suit que , dans ce rapport , la réflexion

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