‹ Philosophie moraleChapitre 87 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

sera vite ou sera peu efficace. La ^raie pitié est de Thumanité, de la charité, c'est-à-dire une sympathie pour les peines d*autrai , unie à la conyiction que nous devons nous aimer les uns les autres, et ainsi diercher de toutes manièies à nous aider et à nous soulager réciproquement. Dins ane Ame ^retienne qui a devant les yeux le modèle et rimitation du Christ, Télément moral de cette affection , âevé A sa plus haute puissance , transfigure la pilié naturelle, l'eidle au point qu'elle s'applique avec ardeur là mÊme où elle ne trouve point de sympathie, oÙL elle n'éj^uve que du repoussement

L*aiiiitié est souvent fondée sur de simples c(mvéiQanoes de caraet^, de goût, de position, d'intérêt, d'âge. Le tempérament et l'humeur y entrent pour beaucoup, surtout dans l'enlance et la jeunesse. Mais alors elle n'est pas plus solide que les causes qui l'ont produite, et elle passe ordinairement avec l'âge ou la position qui l'a formée. C'est que l'élément physique y domine. La véritable amitié est plus durable, parce qu'elle a sa racine dans les âmes. Elle part d'une estime réciproque, née dans l'épreuve que deux âmes ont faite l'une de l'autre , d où provient une confiance sans bornes et un libre épanchement de l'affection. Alors s'établit entre les âmes un lien indissoluble, parce qu'il a son attache et ses repUs dans 4^4^ chose d'éternel, dans la vérité, la justice et le bien , les seuls fondements de l'estime solide et du véritable amour. Alors aussi on peut aimer son ami plus que soi-même, parce qu'on le croit meilleur que soi, et qu'une âme généreuse est toujours portée à se donner à ce qui ia surpasse.

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Ceci est encore plus frappant dans l'amoiir da sexe. L*instinct charnel y domine le plos sooYent. Il s'y jmnt un élément esthétique , qui est la part de rimaginatioQi savoir le sens et le goût de la beauté , sentinient qui » ayant surtout la forme pour objet, est par oda même superficiel et passager. S'il n*y entre pas un troiiiàBe élément, pour coordonner les deux premierB, ce fleraune affection légère, eitérieure, sans racine, tonte dans In sens et 1 imagination , d'autant plus vive qa'dle seramoiM profonde, qui s'éteindra aussi rapidement qpi*dle s'«t formée , ou se renouTcUera tout an plus à eertaini iater Talles, comme lappétit animal qui en eslla luMe. L'âément moral de l'amour est l'estime rédproqae des deax termes. Une personne n est TraimenI aimée que si eDe f»t ftchen^hée pour ce qui eonstitoe sortoat sa penonn.nliti\ lo$ qualités intelleetudks et morales qui tiennent plus intimement à son être, que ks agréments du corps. Qu.ind il $ agit do contracter une unioD aussi durable que Kt ^io, il f;iut nK!;in(ler à c>? qui posisle, s'aocitrit, à œ qui peut rvvllenK'nt lier les cceors* et non i œ qui brille un in:st:mt, durmo fondant quelqQes jouis, et passe avec l\i^\ D;u» toos k^ sentiments et ks affections de œ ciL nrv, I<^ bvHum^s a^it hennnx on saallwiireiix suivant ks ;n<ïu«xv> iu\qu<iks iEs ont cédé, soi^ant que la iuî:w {*j>>:>;ix rt son tastie^. oa b nature psychique tv If^siH-î :r.tvrr;i«tt: ks laivHit dirigés.

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