PARTIE PSYGUOLOGIQl^B. — GUAP. IV
ment Ters lui, leor principe et leur centre ; elles y sont incessamment attirées , par cela même qu'elles en viennent, et elles n'ont ni repos ni stabilité qu'elles ne soient tournées vers Dieu, en rapport centi*al avec Dieu. « 0 mon àme, 8* écriait saint Augustin, tu seras inquiète jusqu'à ce que ta te reposes en ton Dieu. » Le mouvement de l'àme re- Tenant à Dieu ou se retournant vers lui s'appelle conver* sion, et le mouvement contraire , par lequel se détour^*^ nant de son- centre elle tâche de se soustraire à son attraction naturelle ^ est une perversion. L'àme humaine sait spontanément la pente divine, quand elle commence à Yivre de la vie qui lui est propre et que rien ne l'arrête, on ne s'interpose entre Dieu et elle, commeles corps abandonnés à eux-mêmes tombent vers le centre de la terre. L'àme obéit alors à sa loi principe ou à la loi de son principe; elle agit dans l'ordre de sa création, elle est dans l'ordre. Le rapport fondamental qui en résulte , ou le lien entre Dieu et l'àme, posé par cette attraction, fait la base de la religion, et la religion établit et consolide le monde moral, comme la gravitation fonde et soutient le monde physique. La religion est donc aussi naturelle à une àme que la gravitation est naturelle à la pierre , et de même que les corps, en convergeant vers leur foyer, se rapprochent nécessairement les uns des autres , et s'attirent en raison directe de leur masse et inverse de leur distance , ainsi les âmes en. gravitant vers Dieu tendent l'une vers l'autre, et se rencontrent par leur effort commun vers le même points en Dieu leur principe ou leur père. La reUgion est donc encore le lien véritable des âmes entre elles
aussi bien qa*avec Dieu ; elle est le principal et le plus sûr appai de la société, et nous Toyons en effet dans rhistoire que la civilisation a toujours commencé par la religion, qu*elle n'a prospéré qn'ayec son aide et qn'eUe languit et déchoit partout où la religion se retire. La dissolution des états suit toujours la ruine des croyances religieuses et la dépravation des mœurs, qni en est une conséquence inévitable. La première société des hommes et la plus générale est donc la société religiense ou Tunion des âmes en Dieu ; car elle est le résultat nécessaire du rapport des âmes avec leur principe. CTest ce que le Christianisme seul a compris et réalisé , et c'est pourquoi il est la religion nniversdle ou catholique, appelant tous les hommes , de tons les heox et de toos les temps, à former sur la terre et dans le ciel nne so* ciété impérissable, dont Dienest le dief . Le Christianisme aspire à Tunité universelle, et il ne sera complet et satisfait que par cette unité. Toutes les autres religions ont été politiques ^ nationales, populaires, par conséquent partielles, temporaires, relatives aux circonstances , filles du temps et de Tespace. La religicm chrétieniie est pour tous les peuples pour tons les siècles; elle domine toutes les circonstances d ioi-bas ^ surmonte tous les obstacles et toutes les difficultés « abaisse toutes les barrières et montre par là qu elle est h vraie religion, descendue du eieK fille de Icteraîtê, en d^autres termes l'expression evactc et parfaite du rapport fondamental de Dieu à 1 hooinie et des hommes eutr'eux • de Famour de Dieu et de l ;mu>ur de l homme. Au sein de cette société uni- > irréelle . fondée ivur b invitation générale des âmes , se