‹ Philosophie moraleChapitre 90 sur 224 · PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV · texte numérisé non relu

PARTIE PSYCHOLOGIQUE. — CHAP. IV

forment des sociétés particulières , basées sar des affini* tés spéciales et sur des sympathies individuelles. De là sort la famille. Les familles y unies d'abord par les liens de la nature , s'unissant ensuite par un intérêt commun et pour la recherche plus facile et plus sûre du bien de tous , constituent les nations et les peuples. Dans tous les cas , Vin^titution de la société est le résultat d'un besoin de rame plus ou moins profondément senti, et, sous aucune de ces formes, la réunion en société n'est arbi<^ traire ni conyentionneUe.

La société est Tétat naturel du genre humain , comme l'harmonie est Tétat normal de la création. Les volontés placées les unes à côté des autres doivent constituer un tout en conspirant à une même fin ; et pour cela il faut qu'elles obéissent à des lois communes^ qu'elles vivent sous une même direction. L'ordre moral est, ainsi que Tordre physique, une conséquence nécessaire de Tidée de la création. En outre la société est aussi indispensable à la vie spirituell e que l'air à la vie organique. L*homme intelligent et moral n'est développé que par la parole , et on ne peut pas plus concevoir le langage sans société , que la société sans langage» Humanité et société sont deux idées qui s'impliquent nécessairement. L'homme a naturellement horreur de l'isolement comme des ténèbres, et les I. H

210 PUILOSQP9IB MOEAU.

peuples sont plus perfectibles à mesure qu'ils sont plus sociables.

La société est ocmstituée par rharmopie des Tol<mté8, tendant vers nu même bnt. C'est rwdre dans le monde moral, entre des êtres intelligenis et libres, et il diffère de Tordre physique, en cela qn il est compris et Tonia par ceux qui concourent à le former et qui oui le pooToir de u en pas Tonloir ou de le troubler. Or Tordre dans la création est Texpression de la Tolonté du Créateur, la réalisation de son idée ou Tapplication de sa sagesse aux êtres qu il a créés. Dieu a tu que tout ce qu'il UTait fait était fton, et il n a rien fait que pour le bien , par conséqueut pour la perfection et le bonheur de ses crâUures. L'état social , ou Tordre entre les Tcdontés, aoos la direction de la morale et par suite des lois politiques el citile$> est donc dlnstitution ffiTine, aussi bien que Tliarmouie da monde extérieur, ou Tordre des existences physiques établi et conserré par ks lois de la nature. Ce $oiit donc de Tiùnes qœstioi» « et qui supponent une ^raadti^ kuorance de Thomme et de ses rapports, qae c^lW riff^iKs d pluisiears époques et notamment dans le \WmHrr $kv^. à ^iiTotr si Thomme est fût pour la société. $'tl jianit pu ne piis FiKlitiKr^ si cDe tourne pins ;]^ ^Ht Qulbfur qa à 5oa boiriwur* etc. On j a répondu p*r \fc^ bjporttè^îift^ et A?s tbwries insensées; et peutil eu ^<nf dutrtratKfut « qiXîUKid ou ne ^oit dans Thomme tvHTtvstrv vjuuu ti^t ï$v>k. saous Aatetédents^ snns eoosé- ^^v^^^^^^ ^cfts^ m^vrt^ sttperteiu:^ et devant se déTciopper tu miîxtt Jw nKHJtiKr p*r te- '«mb» fore» de sa volonté

Page 1