UNITÉ ET SOLIDARITÉ DES ESHEIITS
Suivant le$ Icat^istes, Dieu orée étern^Uch ment le grand Adam, l'homme universel et covgt* plet, qui renferme dans un seul e^t tous Ici esprits et toutes les âmes.
Les esprits vivent donc à la fois de deux ym^ Tune générale, qui leur est commune à tous, et l'autre spéciale et particulière.
La solidarité et la réversibilité ehee^ lea esprits tient dono à oe qu'ils vivent réellement les uns âana les autres, illuminés tous des lumières d'un seul, affligés tous à eause des ténèbres d'un seul.
Le grand Adam était figujré par larbre dû vi»^ il s'étend au-dessus et en dessous de la terre en branches et en racines; le tronc c'est l'humanité, les diverses races sont les branches, et les individus innombrables sont des feuilles.
Chaque feuille a sa forme, sa vie particulière et sa part de sève, mais elle ne vit que par la
- Ii8 —
branche, oomme la branche ne vH dle-même que par le tronc.
Les méchants sont les feuilles sèches et les écorces mortes de l'arbre. Us tombent, se corrompent et se chang^it en fumier qui retourne à l'arbre par les racines.
Les kabballstes comparent encore les méchants ou les réprouvés aux excrétions du grand corps de l'humanité.
Ces excrétions serrent de fumier à la terre qui donne des fruits pour nourrir le eoi-ps ; ainsi la mort retourne toujours à la vie, et le mal même sert au renouvellement et à la nourriture du bien.
La mort ainsi n'existe pas, et l'honmie ne sort jamais de la vie universelle. Ceux que nous appelons morts vivent encore en nous, et nous vivims en eux; ils sont sur la terre parce que luim ) sommes, et nous sommes dans le etel pareaqu^Is y sont.
Plus on vit dans les autres, mai qs on doit craiudrede mourir, Notre vie, après In h |ir. ^
longe sur la terre ea ceux que i nous puisons dans le ciel pour li sérénité et la paix.
s esprits du ciel à la terre et
>e fait naturellemmit sans troa-
.('S ; rintelligence universelle est
ore du soleil, qui se repose à la fois
vistres, et que les astres se renvoient
lirer les uns les autres pendant la
-aiuts et les anges n'ont pas besoin de pa- < ni de bruit pour se faire entendre ; ils pen-
i dans notre pensée et ils aiment dans notre «eur.
Le bien qu'ils n'ont pas eu le temps d'accomplir, ils nous le suggèrent et nous le faisons pour eux, ils en jouissent en nous, et nous en partageons avec eux la récompense, car les récompenses de l'esprit s'agrandissent lorsqu'on les partage, et ce qu'on donne à un autre, on le double en soi-même.
Les saints souffrent et travaillent en nous, et ils ne seront heureux que quand l'humanité tout entière sera heureuse, puisqu'ils font partie de I ^indivisible humanité.
L'humanité a dans le ciel une tète qui rayonne et qui sourit, sur la terre un corps qui travaille et qui souffre, et dans l'enfer, qui pour nos sages
n'ert qu'un pargatoire, des pieds qui sont eochainés et qui brûlent.
Or, la tète d'un eorps dont les pieds brûlent ne peot sonrire qn*à force de oonrage, de résignation et d'espéranee ; la tôte ne peut être joyeuse quand les pieds brûlent.
Nous sommes tous les membres d'un môme corps, et 1 homme qui cherche à supplanter et à détraire un autre homme ressemble à la main droite qui, par jalousie, chercherait à couper la main gauche.
Celui qui tue se tue, celui qui injurie s'injurie, celui qui Tole se vole, celui qui blesse se blesse, car les autres sont en nous et nous sommes en eux.
Les riches s'ennuient, se haïssent entreeuz et se dégoûtent delà Tie ; leur richesse même les torture et les accable, parce qu'il y a des pauTres qui manquent de pain.
Les ennuis des rirhos sont les angoissei df^ pauvres qui souffrent en eux. Dien exerce si juitice par l'intermédiaire de la mlure, et sailtts^ ricorde par l'entremise de $es élus.
Si tu mets ta main au feu, la uatum tebrûl^ sans (tttié; mats un homme chagflftflr^i""" panser et guérir ta brûlur8>
La loi est inflexible, mais la charité est sans bornes.
La loi damne, mais la charité pardonne. Par lai*mêiiie, le gouffre ne rend jamais sa proie, mais on peut y jeter une corde à celui qui s'est laissé tomber.